Quoi de neuf?

12 juillet 2016

 

The Ocean Cleanup: premier prototype en Mer!

 

http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/the-ocean-cleanup-premier-prototype-en-mer-35210/?utm_source=ABO&utm_medium=alerte&utm_campaign=72-WP-WY4MAT_

 

 

Le projet The Ocean Cleanup, du jeune néerlandais Boyan Slat, franchit un nouveau cap. Un premier prototype de barrière flottante vient d'être mis à l'eau en Mer du Nord. Sa solution veut s’attaquer aux macro-déchets de plastique flottant en surface des océans.

 

 

 http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/wp-content/uploads/2016/07/ocean2.jpg 

 

Le premier prototype de Boyan Slat est installé en mer depuis le 23 juin, à 23 km des côtes néerlandaises, au large du port de Scheveningen (La Hague). Durant un an, sa barrière flottante de 100 m de long, équipée de bouées auxquelles sont suspendues des filets d’1,5 m de long, sera mise à dure épreuve dans des conditions météorologiques extrêmes. Le site d’essai en mer du Nord a été choisi pour la puissance des courants liés à la marée. « Les conditions au cours d’une tempête mineure sont plus sévères que celles des tempêtes exceptionnellement lourdes (survenant une fois tous les 100 ans) dans l’océan Pacifique », explique Boyan Slat.

 

Grâce à des caméras et des capteurs, la résistance aux vagues et courants sera scrutée au peigne fin.  Ce prototype est conçu pour supporter des charges de 80 tonnes et pour capturer les fragments de plastique jusqu’à 1 mm de diamètre. Ce test permettra d’améliorer la résistance du système pour construire un premier système pilote opérationnel fin 2017, entièrement résistant à des conditions sévères.

 

Fondée en 2013 par Boyan Slat, alors âgé de 18 ans, la fondation The Ocean Cleanup, basée à Delft aux Pays-Bas, emploie aujourd’hui près de 50 ingénieurs et chercheurs. Ce premier prototype aura coûté 1,5 million d’euros. Un tiers a été financé par le Gouvernement des Pays-Bas, un tiers par l’entreprise maritime d’assistance aux projets offshore Boskalis et un tiers par un philanthrope anonyme. Par ailleurs, une campagne de crowdfunding avait rapporté plus de 2 millions d’euros en septembre 2014. Ce montant a notamment permis de réaliser les premiers tests et une séquence d’expéditions de reconnaissance à l’été 2015 dans le gyre du Pacifique Nord.

 

La barrière agit comme un littoral artificiel, capturant et concentrant les déchets, grâce à l’énergie fournie par le mouvement de la houle et des vagues. Pour Boyan Slat, « un résultat positif de ce test devrait nous mettre sur la bonne voie pour déployer le premier système pilote opérationnel à la fin 2017 ».

 

D’ici 2020, l’objectif est de déployer deux barrières flottantes de 50 km de long, en forme de « V » et arrimés aux fonds marins, entre Hawaii et la Californie, au coeur du gyre du Pacifique Nord. Grâce un rideau de filets plongeant dans l’eau sur trois mètres de profondeur, ils bloqueront les plastiques de l’océan. Ces déchets seront alors rabattus vers un container capable de stocker 3000 m3 de matière. Selon Boyan Slat, une telle structure pourrait nettoyer environ la moitié du Pacifique nord en 10 ans.

 

La barrière finale sera consacrée au nettoyage des 5 gyres présents dans les océans au niveau mondial. Ce projet permettra de retirer les grands objets en plastique, comme les bouteilles, avant qu’ils ne se réduisent en micro-fragments. Il ne résoudra cependant pas le problème des micro-plastiques déjà présents en mer ou qui seront relâchés à l’avenir par les usines ou encore les stations d’épuration. Pas plus que la pollution présente en mer Méditerrannée ou le long des côtes. Pour se débarrasser pleinement de cette pollution, cette solution doit s’intégrer dans une lutte globale.

 

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

 

 

 

28 février 2016

Un projet de biométhanisation dans une ferme de Treignes

par Télévision Canal C · février 26, 2016

D’ici quelques mois, la ferme de la Roche Madou espère produire de l’électricité et de la chaleur à partir de fumier, mélangé à du maïs et de l’herbe. Ce projet étoffe la palette des unités de biométhanisation des effluents agricoles en Wallonie.

A voir sur:

http://video.canalc.be/2016-02-26/05.mp4

 

 

 

9 février 2016

Ségolène Royal lance l'appel d'offres biomasse

 

http://www.enerzine.com/6/19065+segolene-royal-lance-lappel-doffres-biomasse+.html

 

Ségolène Royal fait évoluer le dispositif de soutien des filières « bois-énergie » et « méthanisation » en lançant un premier appel d'offres sur 3 ans, commun aux deux filières, qui portera sur un volume de 10 MW par an pour le lot méthanisation et de 50 MW par an pour le lot bois-énergie, dont 10 MW réservés à des petits projets de moins de 3 MW.

 

L'appel d'offres est ouvert aux installations bois-énergie de moins de 25 MW et aux méthaniseurs de moins de 5 MW. Il complète le dispositif existant de tarif de rachat de l'électricité qui permet déjà de soutenir les plus petites installations de méthanisation (moins de 0,5 MW). L'objectif est de soutenir les projets exemplaires en matière de qualité de l'air, de valorisation de la chaleur fatale, et d'investissement participatif.

Afin de minimiser l'impact des projets « bois-énergie » sur la ressource en biomasse et d'éviter les conflits d'usages, le cahier des charges impose la mise en œuvre des technologies de cogénération à haut rendement, le respect d'un seuil minimal d'efficacité énergétique à 75%, et l'utilisation de bois issus de forêts gérées durablement.
 
Afin de mieux valoriser la ressource, le cahier des charges du lot « méthanisation » restreint l'éligibilité aux projets ne créant pas de conflits d'usages, notamment avec les terres agricoles. Il incite par ailleurs à l'utilisation d'effluents d'élevage dans une perspective d'économie circulaire.
En donnant de la visibilité aux industriels sur trois ans, cet appel d'offres facilite les investissements et favorise la création d'emplois.
 
Le soutien financier sera apporté sous la forme d'un complément de rémunération, afin d'améliorer l'intégration des installations au système électrique et de se conformer aux lignes directrices européennes en matière d'énergie et d'environnement.

Calendrier des prochaines étapes :

♦ Les candidats ont six mois (avant le 8 août 2016) pour déposer un dossier sur la plateforme de candidature en ligne.

 

♦ Les lauréats seront désignés avant la fin de l'année, après une phase d'instruction des offres par la commission de régulation de l'énergie.

La combustion du bois permet la production combinée d'électricité et de chaleur dans des centrales de « cogénération ».

La méthanisation est un processus naturel de dégradation biologique de la matière organique dans un milieu sans oxygène, grâce à l'action de multiples microorganismes  (bactéries). Elle peut se produire naturellement dans certains milieux ou être mise en œuvre volontairement dans des unités dédiées grâce à un équipement industriel. Ces équipements, des méthaniseurs, produisent du gaz, appelé biogaz. Il peut être utilisé pour produire de l'électricité ou de la chaleur, être injecté directement dans le réseau de gaz naturel ou être utilisé sous forme de carburant.

 

Et en Belgique, on est où ????   :@

 

 

 

 

14 janvier 2016

Une voiture à hydrogène au Salon de l'Auto de Bruxelles

 

Stéphane Lémeret
Mis en ligne vendredi 17 janvier 2014, 12h07

Nous l’avons essayée autour du Heysel, où elle est présente cette semaine. Près de 600 km d’autonomie, et uniquement de la vapeur d’eau à la sortie des échappements. Actuellement, le prix est de… 150.000 euros mais il va baisser fortement dans deux ans

 

http://www.lesoir.be/404351/article/styles/auto/2014-01-17/une-voiture-hydrogene-au-salon

 

Des voitures électriques, il y en a beaucoup au Salon de l’Auto. Notamment chez Tesla, qui se vante de proposer une autonomie de 502 kilomètres. Fort bien. Reste quand même un problème : que faire lorsque vous avez vidé vos batteries ? Une charge normale prend plusieurs heures mais la marque américaine est en train d’installer un peu partout en Europe des « superchargeurs » capables de recharger 80 % de leur capacité en 40 minutes. Pas mal mais loin d’être idéal pour les gros rouleurs… De nombreuses marques automobiles, dont Hyundai, sont donc en train de développer une nouvelle technologie, dite de la « pile à combustible », fuel cell  en anglais. Dans ce cas, les batteries ne sont plus alimentées par une prise de courant mais par de l’hydrogène, transformé au cœur même de la voiture en électricité. De quoi éviter de devoir attendre des heures (ou des dizaines de minutes) avant de pouvoir continuer sa route puisqu’il suffit de remplir son réservoir d’hydrogène, comme nous avons l’habitude de le faire avec de l’essence ou du diesel. Et le résultat est le même qu’avec une voiture électrique : zéro émission polluante puisque seule de la vapeur d’eau (ce qui reste de l’hydrogène après en avoir « extrait » l’électricité) sort des pots d’échappement. Solution miracle, donc… sur le papier en tout cas ! Car, on s’en doute, du rêve à la réalité, il y a encore un grand pas. D’abord, comme souvent avec une nouvelle technologie, celle-ci est extrêmement chère. Ensuite, les stations distribuant de l’hydrogène se comptent quasiment sur les doigts d’une main en Europe, et n’espérez évidemment pas en trouver une ouverte au public en Belgique ! Mais ces pierres d’achoppement étant loin d’être insurmontables, pas mal de constructeurs (dont Mercedes et Toyota) investissent massivement dans cette énergie du futur. Les grandes marques traditionnelles viennent toutefois de se faire brûler la politesse par Hyundai, qui est la toute première au monde à commercialiser une voiture Fuel Cell. Mieux : celle-ci est au Salon de Bruxelles et peut être commandée par les clients belges !

 

Ne cherchez pas l’ix35 Fuel Cell sur le stand Hyundai : pour l’apercevoir, vous devez sortir à l’avant du palais 4, le seul exemplaire présent en Belgique étant mélangé aux autres modèles d’essais de l’importateur. De grandes sociétés comme Coca-Cola sont en effet intéressées par cette voiture capable de booster leur image écologique. Hyundai leur permet donc de l’essayer. C’est aussi ce que nous avons fait mercredi. Première impression : les amateurs de science-fiction seront déçus car la voiture de demain ressemble à s’y méprendre aux autres versions d’un des SUV compacts les plus vendus du marché belge ! Seule différence notable : le volume du coffre a été réduit d’une centaine de litres afin de placer le réservoir à hydrogène sous son plancher. Rien de dramatique puisqu’il reste 465 litres pour caser les bagages des cinq occupants.

 

Contact. Comme avec une voiture électrique classique, on n’entend pas un bruit. Pas plus en accélération, d’ailleurs. Par contre, on a déjà connu des voitures « zéro émission » plus impressionnantes dans cet exercice. Ne parlons même pas de la Tesla et de ses plus de 400 chevaux mais comparons au prototype Toyota Fuel Cell essayé récemment en marge du Salon de Tokyo. Le 0 à 100 km/h était effectué en à peu près dix secondes, contre 12,6 pour cette Hyundai. La différence est sensible mais elle se fait surtout sentir pour monter sur l’autoroute : là, pied au plancher, on apprécierait que les 136 chevaux annoncés se réveillent ! La vitesse de pointe annoncée est de 160 km/h mais il faut déjà du temps pour atteindre les 140 compteur ! En matière de performances, nous avons donc été un peu déçus. En ce qui concerne l’autonomie par contre, le tableau de bord nous indiquait que nous pouvions encore effectuer 170 kilomètres alors que l’aiguille de la jauge à hydrogène indiquait qu’il ne restait qu’un bon quart du réservoir. La promesse de Hyundai, à savoir une autonomie théorique de 594 kilomètres, semble donc atteinte. Le problème est qu’en Belgique, il n’existe aucune pompe capable de remplir complètement le réservoir, en raison d’une pression trop faible. Du coup, l’importateur n’a pu remplir le réservoir qu’à moitié. Cela nous ramène évidemment aux écueils de cette technologie : il faudra encore de longues années avant qu’elle ne constitue une alternative sérieuse à l’essence et au diesel, en tout cas chez nous. D’autant plus que le prix de l’ix35 Fuel Cell a de quoi décourager le plus motivé des écolos : 150.000 euros ! Mais Hyundai espère baisser ce tarif exorbitant à environ 55.000 euros début 2016. A partir de là, son objectif sera de vendre 10.000 voitures à hydrogène par an dans le monde, avant une commercialisation à très grande échelle à l’horizon 2020. L’ix35 exposée à l’extérieur du palais 4 est donc à considérer comme une voiture du futur. Mais un futur que l’on peut toucher… et même acheter si on le veut vraiment ! 

 

La Hyundai ix35 Fuel Cell en bref

 

– Moteur : électrique ; 136 ch ; 300 Nm

 

– Boîte : 1 rapport.

 

– L/l/h (mm) : 4.410/1.820/1.670

 

– Poids à vide (kg) : 1.830

 

– Volume du coffre (l) : 465

 

– 0 à 100 km/h (s) : 12,5

 

– V-max : 160 km/h

 

– CO2  : 0 g/km

 

– Prix : +/- 150.000 €

 

 

 

 

 

 

 

 Achives 2015

 

 

22 décembre 2015

 

Des scientifiques allemands ont annoncé jeudi avoir franchi une étape clé dans leurs recherches portant sur une énergie propre issue de la fusion nucléaire avec le lancement d'un réacteur surnommé par certains "soleil artificiel".

 

Les physiciens de l’Institut Max Planck de physique des plasmas (IPP) ont mis neuf ans pour construire le dispositif baptisé « stellarator », qui a coûté jusqu’ici un milliard d’euros.

Leur objectif est de développer une nouvelle source d’énergie, générée par la fusion de noyaux nucléaires, qui se produit naturellement dans le coeur du soleil et de la plupart des étoiles.

A la différence des centrales nucléaires, dont la production d’énergie provient de la scission ou fission d’atomes, le stellarator fonctionnent à l’inverse en rassemblant ou fusionnant des noyaux d’atomes.

Le procédé consiste à soumettre des atomes d’hydrogène à des températures allant jusqu’à 100 millions de degrés Celsius afin d’obliger leurs noyaux à fusionner, générant ce faisant de l’énergie.

La très haute température provoque la formation d’un plasma, qu’il faut empêcher de refroidir et maintenir confiné suffisamment longtemps afin d’atteindre la fusion, et donc la création d’énergie.

Les physiciens allemands ont commencé jeudi à tester leur colossale machine Wendelstein 7-X en la faisant créer un plasma avec de l’helium.

« Nous sommes très satisfaits », a déclaré Hans-Stephan Bosch, dont le département est responsable du fonctionnement du réacteur. « Tout s’est passé comme prévu », a-t-il indiqué.

Le premier plasma d’helium formé dans la machine de 16 mètres de large s’est maintenu un dixième de seconde et atteint une température d’environ un million de degrés.

L’équipe va ensuite tenter de prolonger la durée du plasma et de déterminer la meilleure façon de le produire.

En janvier, les scientifiques utiliseront l’hydrogène, réel objectif de leur étude.

L’énergie tirée de la fusion nucléaire est considérée comme le saint Graal des énergies propres, présentée comme illimitée. Elle ne présente pas par ailleurs les dangers associés à l’énergie nucléaire, avec ses questions de sécurité et ses déchets radioactifs de milliers d’années.

Plusieurs pays se sont déjà lancés dans la course pour la construction d’un réacteur, comme le projet international de réacteur expérimental (Iter).

Iter, dont le siège est situé dans le sud de la France, construit un tokamak, machine en forme d’anneau permettant une fusion nucléaire. Mais, pénalisé par des problèmes techniques et de coûts, Iter doit encore mener sa première expérience près de dix ans après le lancement du projet.

D’autres réacteurs expérimentaux de taille bien plus modeste sont également en cours de développement aux Etats-Unis, mais leur financement reste un problème chronique.

http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/des-scienfiques-allemands-lancent-un-soleil-artificiel-pour-creer-de-lenergie-30607/?utm_source=ABO&utm_medium=alerte&utm_campaign=72-WP-WY4ESE_

 

 

13 décembre 2015 

COP21: Comment l'accord climatique va transformer notre économie

 

COP21 L'accord historique sur le climat conclu samedi à Paris va accélérer le changement de visage de l'économie mondiale, en stimulant les investissements dans des énergies, des transports ou des industries moins émetteurs de gaz à effet de serre.

 

En 2050, "nous aurons une économie plus propre avec une dépendance moins forte aux énergies fossiles, de nouveaux emplois dans de nouveaux secteurs", anticipe Edward Cameron de la coalition We Mean Business. La transition écologique pourrait créer jusqu'à 60 millions d'emplois d'ici 2030, selon l'Organisation internationale du travail.

Une énergie plus verte
L'énergie est responsable des deux tiers des émissions de gaz à effet de serre (GES), notamment du fait de l'exploitation massive des énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon). Pour limiter la hausse des températures à deux degrés par rapport à l'ère pré-industrielle, ce secteur devra atteindre 50% d'énergies renouvelables d'ici 2050, ce qui représente au moins 36.000 milliards de dollars (32.862 milliards d'euros) supplémentaires d'investissements, a estimé l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Le développement des énergies vertes permettra également d'accélérer l'accès à l'électricité dans les pays pauvres et de favoriser leur développement. Le potentiel d'emplois est important, 24 millions en 2030 selon l'Agence internationale des énergies renouvelables. Les pays pétroliers devront accélérer la diversification de leurs économies, qui dépendent aujourd'hui quasi exclusivement des hydrocarbures. Mais les énergies fossiles ne sont pas près de disparaître.

Selon l'AIE, elles représenteront encore 75% du bouquet énergétique mondial en 2040. Pour l'écologiste français Nicolas Hulot, "l'effort est plus structurel que technique, nous ne sommes pas habitués à tourner volontairement le dos à une ressource qui nous tend la main".

Se déplacer autrement
Selon les professionnels, le trafic aérien de passagers devrait doubler, le fret aérien tripler et le trafic maritime de conteneurs quadrupler d'ici 2030. L'accord de Paris continue de protéger le transport aérien et maritime, une aberration selon les ONG. Il faudrait remplacer, selon l'AIE, au moins 10% (contre 3% aujourd'hui) de l'essence et du gazole issus des énergies fossiles par des biocarburants, (bioéthanol, biogaz, etc.) produits à partir de biomasse, si possible non issue de cultures alimentaires.

Les véhicules électriques devront aussi être largement déployés. Les projections tablent sur le développement massif des transports publics pour limiter l'expansion des voitures individuelles. Mais il faut prendre des mesures "dès aujourd'hui", insiste Franck Lecocq, ingénieur au Centre international de recherches sur l'environnement et de développement (Cired), car c'est un secteur "dans lequel les durées de vie des équipements sont très longues". La transition nécessiterait 3.000 milliards de dollars d'ici 2035, selon le Climate policy initiative.

Une industrie plus économe
Pour réduire son impact sur le climat, les experts comptent sur la mise en place d'une tarification du carbone qui pénalise la pollution. "Une partie des transformations relève du gain en efficacité, de faire la même chose mais avec moins", explique Franck Lecocq. Déjà de nombreuses entreprises tentent de réduire leur consommation d'énergie et de matières premières, recyclent leurs déchets, se tournent vers l'éco-conception de leurs produits. Mais il faudra faire beaucoup plus.

Certaines activités, notamment les plus énergivores (sidérurgie, aluminium, pétrochimie), devront totalement se transformer. "A moyen terme, on peut imaginer que des activités qui existent aujourd'hui se réduisent considérablement", prévient M. Lecocq, comme toute l'industrie minière, très importante dans certains pays.

Protéger l'agriculture
Les émissions de gaz à effet de serre, notamment de l'élevage, devraient s'accroître considérablement car la consommation de viande et de produits laitiers va bondir. Pour limiter le réchauffement climatique, il faudrait protéger les forêts et restaurer les terres dégradées par l'agriculture intensive ou la déforestation massive. Le réchauffement, même contenu, a déjà un impact sur la baisse des productions et rendements agricoles et sur les prix. L'enjeu est celui de l'accès à tous à la nourriture.

Des bâtiments autonomes
Au rythme actuel, les émissions de CO2 du secteur pourraient augmenter de 70% d'ici 2050. Elles pourraient, selon des experts, être considérablement réduites, à condition de réaliser 220 milliards de dollars (200,8 milliards d'euros) d'investissements d'ici 2020, soit 50% de plus qu'en 2014.

Nous aurons alors des bâtiments de nouvelle génération, mieux isolés, construits avec de nouveaux matériaux, qui produiront eux-mêmes leur énergie par des panneaux solaires et seront chauffés grâce à la fermentation des nos déchets. L'adaptation des bâtiments existants sera toutefois compliquée.

 http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/2555003/2015/12/12/Comment-l-accord-climatique-va-transformer-notre-economie.dhtml

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10 décembre 2015

La Wallonie songe aux plantes pour dépolluer ses sols

 

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/2552601/2015/12/10/La-Wallonie-songe-aux-plantes-pour-depolluer-ses-sols.dhtml

 

La Wallonie pourrait recourir à la phytoremédiation afin de traiter certains de ses sols moyennement ou faiblement pollués.

 

Une méthode, présentée comme une piste possible parmi un éventail de solutions, qui intéresse particulièrement le ministre wallon de l'Environnement, Carlo Di Antonio, qui a visité jeudi matin, dans la région parisienne, un site consacré à des recherches sur la phytoremédiation.

Cette visite du ministre wallon dans une ancienne usine de campings-cars, à Montaire, s'est déroulée en marge de la Conférence des Nations unies sur le Climat à Paris (COP21). L'Institut national de l'Environnement industriel et des risques (Inéris) y mène des recherches, probantes, sur l'absorption par des saules et les arabettes (des plantes herbacées) de métaux lourds (zinc et cadmium) enfouis dans le sol.

Si la SPAQuE a déjà testé le concept en Wallonie, sur le site de Carcoke Tertre à Saint-Ghislain, à l'aide d'une plantation de miscanthus, M. Di Antonio estime que la phytoremédiation pourrait être utilisée en Wallonie pour la dépollution de certains types de terrains.

"Les plantes ayant de petites biomasses, il faudrait des dizaines d'années pour maitriser des sols lourdement pollués. La phytoremédiation semble plus appropriée à de petites surfaces, faiblement ou moyennement polluées", relève le ministre wallon, par ailleurs agronome de formation. "Cette technique pourrait également être utilisée pour le traitement des boues issues du dragage des cours d'eau. Dès lors, elle doit être considérée comme une solution parmi d'autres et non comme une solution miracle", poursuit-il.

Carlo Di Antonio entrevoit également une place pour la phytoremédiation dans l'économie circulaire. "Les métaux stockés dans les feuilles et tiges des plantes peuvent être réemployés en éco-catalyseurs dans les procédés pharmaceutiques et chimiques. Les plantes deviennent alors une matière première enrichie en zinc ou cadmium", illustre le ministre wallon de l'Environnement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10 septembre 2015

 

Avec Sunroof, Google mesure le potentiel d’énergie solaire de votre toit

 

http://substance.etsmtl.ca/avec-sunroof-google-mesure-le-potentiel-denergie-solaire-de-votre-toit/

 

L’énergie solaire est en plein essor et le géant américain Google s’y intéresse de près avec l’un de ses derniers projets : Sunroof.

 

Le projet Sunroof est un outil qui aide les particuliers à évaluer le potentiel qu’ils auraient à installer des panneaux solaires sur le toit de leur maison. L’outil utilise l’imagerie aérienne utilisée par Google Earth. De là, le particulier entre simplement son adresse et peut voir une estimation d’ensoleillement de sa toiture ainsi que les économies d’énergie susceptibles d’être réalisées sur une année.

 

L’outil prend en compte différents facteurs comme l’orientation du bâtiment, la présence d’arbres et autres bâtiments susceptibles de générer de l’ombre, mais aussi l’orientation de la toiture et les tendances météorologiques du lieu.

Enfin, Sunroof va jusqu’à inclure un module suggérant des contacts d’installateurs locaux.

Quelques explications en vidéo.

Ainsi, avec ce projet, Google rend l’installation de panneaux solaires compréhensible et accessible en quelques clics. Pour le moment, le projet est en phase d’expérimentation et seulement quelques régions des États-Unis profitent de Sunroof. Google prévoit néanmoins d’étendre le service à l’ensemble du pays et même à l’international.

 

09/09/2015  Par Rosalie Voisin

 

 

 

 

15 août 2015

 

Les  trotinettes électriques à la conquête des trottoirs

 

http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/start-up/2015/08/15/32004-20150815ARTFIG00039-les-trottinettes-electriques-a-la-conquete-des-trottoirs.php

 

De plus en plus légères et rapides, elles permettent d'avaler les kilomètres sans aucune fatigue.

 

Les trottinettes électriques sont en train de s'imposer dans le paysage. Ludiques et maniables, elles permettent de se faufiler n'importe où. Pliables, elles se transportent facilement dans un train ou le métro. Destinées à des déplacements urbains, elles visent aussi à venir en complément des transports en commun, pour effectuer les fameux «derniers mètres ou kilomètres». Ceux qui sont réputés les plus pénibles, entre la gare et le domicile de l'usager, par exemple.

 

Une petite dernière a fait son apparition en France en Juillet, Citybug. Nous l'avons testée au Figaro, pour déambuler dans les couloirs de la rédaction, plutôt déserts en ce moment en raison des vacances. Un peu plus encombrante qu'une trottinette classique, un peu plus lourde aussi (12 kilos), elle n'en reste pas moins très maniable. Une de ses particularités est d'être gyroscopique. Autrement dit, il suffit d'une impulsion vers l'avant du guidon pour accélérer ou vers l'arrière, pour freiner. Cela permet aussi de maintenir une vitesse constante, comprise entre 6 et 18 km/h, avec une autonomie qui peut atteindre 18 km. Le niveau de charge de la batterie est signalé par un petit panneau lumineux, situé sur le devant de la plate-forme. Elle se recharge en 3 heures. Seule ombre au tableau, son prix. Elle est vendue 999 euros! Ce qui reste cher pour un véhicule d'appoint. D'autant plus que comme la plupart de ses concurrentes, elle est fabriquée en Asie.

 

Rares sont les trottinettes électriques qui peuvent toutefois se targuer d'être assemblées en France. C'est néanmoins le cas d'ElectricMood. Vendue elle aussi 1000 euros, elle bénéficie d'un système de motorisation très innovant, qui lui permet d'afficher un poids de dix kilos. Maniable, facilement pliable, elle se transporte sans encombre. Elle peut même être traînée comme une valise ou reposer sur deux pieds. Petit avantage, elle dispose d'un compteur kilométrique au guidon. Son système de freinage, un peu raide dans la première version, a été assoupli. Il permet néanmoins de ralentir très rapidement.

 

 

 

19 juin 2015

    

Façade photovoltaïque : Crosslux entame une levée de fonds sur LetitSeed

 

http://www.enerzine.com/1/18520+facade-photovoltaique---crosslux-entame-une-levee-de-fonds-sur-letitseed+.html

 

Crosslux, une entreprise spécialisée dan les vitrages photovoltaïques transparents destinés à améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments tertiaires, a entrepris de réaliser entre juin et septembre 2015, une levée de fonds de 900.000 euros sur LetitSeed.

 

Ses deux co-fondateurs, Marc Ricci et Pierre-Yves Thoulon, ont choisi de rejoindre LetitSeed, la plateforme de crowdfunding en actions créée par EOS Venture. Crosslux espère ainsi collecter les fonds nécessaires pour assurer et pérenniser son développement en France et à l'international.

Crosslux est une entreprise française basée près d'Aix en Provence qui conçoit et fabrique des vitrages photovoltaïques transparents pour collecter l'énergie produite par le soleil et la transformer en électricité.

Cette PME a développé une technologie qui rend les bâtiments partiellement autonomes en énergie : à partir d'un procédé industriel, une cellule directement intégrée dans le vitrage permet à la façade du bâtiment de récupérer une partie de l'énergie lumineuse pour produire de l'énergie électrique.

Crosslux dispose d'une technologie propriétaire sous licence alliant qualité architecturale et efficacité énergétique. Sa technologie est associée à une offre complète d'intégration au bâtiment. Crosslux a noué des partenariats industriels et commerciaux avec des leaders mondiaux du BTP tel que Bouygues Construction.

"Nous sommes actuellement en phase de pré-industrialisation d'un projet de vitrage photovoltaïque unique en son genre. Nous venons de signer un partenariat de trois ans avec Bouygues Construction qui nous permettra d'intégrer prochainement notre solution sur des bâtiments pilotes. Travailler avec un partenaire comme Bouygues Construction était indispensable pour mener à bien notre projet à une échelle internationale" a déclaré Marc Ricci, président et co-fondateur de Crosslux.

Ces alliances avec des acteurs majeurs du secteur du bâtiment sont une marque de reconnaissance et un gage de sérieux pour la technologie développée par Crosslux. Depuis sa création, Crosslux a déposé cinq brevets et reçu deux distinctions (1er prix du concours Med'Innovant de la Cité des Entrepreneurs d'Euroméditerranée et Tremplins de l'Economie de la Provence).

 

 

 

 

 

 

23 avril 2015

 

La Chine peut produire 85% de son électricité avec les renouvelables dès 2050 (Etude gouvernementale)

 

http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/technologies-de-l-energie-thematique_89428/la-chine-peut-produire-85-de-son-electricite-avec-les-renouvelables-des-2050-etude-gouvernementale-article_294103/?utm_source=ABO&utm_medium=alerte&utm_campaign=72/WP/VY4TNRJ

 

La Chine nourrie d’une électricité 85% renouvelable ? C’est un énorme pavé dans la mare des renouvelo-sceptiques que vient de lancer le China National Renewable Energy Center en partenariat avec de nombreuses autres organisations chinoises ainsi qu’avec le soutien technique du département américain à l’énergie (US DoE).

 

L’Allemagne, première puissance économique et industrielle de l’Europe, a été le premier pays à publier, dès 2011, une étude scientifique approfondie démontrant par A+B que passer au 100% renouvelable est possible. Les USA (National Renewable Energy Laboratory) ont également publié une étude majeure en 2012 démontrant que la première puissance économique mondiale peut passer à 90% d'électricité EnR dès 2050. Le mois dernier une équipe d’universitaires a également publié une étude montrant que le Canada peut passer au 100% renouvelable.

 

En France, c’est grâce à la rédaction du journal indépendant Médiapart que l’étude « Vers une électricité 100% renouvelable en France » a pu, dès le 8 avril 2015, être rendue accessible aux Françaises et aux Français, c'est-à-dire à celles et ceux qui l’ont financée.

 

C’est à présent le tour du gouvernement chinois de publier une étude démontrant que la Chine peut passer à une électricité 85% renouvelable dès 2050 (dont 60 points de solaro-éolien). Le document indique également que 60% de l’énergie finale chinoise (y compris transports) pourra être d’origine renouvelable à cet horizon. « C’est faisable tant sur le plan technique qu’économique » expliquent les co-auteurs. Entre janvier et mars 2015 (3 mois) la Chine a ajouté autant de panneaux solaires que la France en un quart de siècle. Selon l'Agence Internationale de l'Energie la Chine va installer entre 2015 et 2020 une puissance solaire et éolienne de 180 GW, soit autant que le reste du monde depuis 40 ans. Le WWF vient de publier parallèlement une étude montrant que l’Australie peut passer au 100% renouvelables.

 

Une majorité d’experts estime que passer à 70% d’électricité d’origine renouvelables d’ici 15 ans est tout à fait possible. Selon l’Agence Internationale de l’Energie intégrer de hauts niveaux de solaro-éolien n’est pas un problème.

 

A l’échelle du monde entier Stanford University a publié des études d’importance majeure montrant que passer à un mix énergétique mondial 100% Wind Water Sun à horizon 2030 (y compris chaleur et transports) s’accompagnera de facto d’importantes économies d’énergie compte-tenu de l’efficacité intrinsèque de la Solar Electron Economy. L'une des clés de l'efficacité énergétique est l'électro-mobilité.

 

Les énergies de flux durables ont le potentiel de libérer l’humanité des énergies sales et épuisables

 

Le Journal de l’environnement (Valéry Laramée de Tannenberg ) pose le 21 avril 2015 une question intéressante : « Et si les énergies renouvelables pouvaient vraiment sauver le monde? ». La réponse théorique est OUI, tant sur le plan technique qu’économique. Les obstacles sont purement politiques.

 

En France, le géant  EDF, face aux déboires de l’EPR et à la chute impressionnante des coûts du solaro-éolien, semble entamer un changement de paradigme. EDF EN ouvre une filiale au Chili pour y construire de grandes centrales solaires. Le nouveau PDG du fleuron Français, Jean-Bernard Lévy vient de publier le 21 avril dans Les Echos une tribune visionnaire :

« La culture de l'innovation est consubstantielle à EDF. Cette culture nous a permis depuis sept décennies de nous imposer comme référence mondiale dans le modèle des productions et des réseaux hiérarchisés. Il nous revient désormais de capitaliser sur cet ADN pour aller encore plus loin et exceller également dans le nouveau modèle énergétique combinant production décentralisée et « smart grids » d'une part, réseau national d'autre part. C'est ainsi que l'on répondra aux évolutions majeures qui dictent notre quotidien et notre futur proche : foisonnement des applications numériques dans les bâtiments, les transports et les réseaux d'énergie, baisse des coûts d'investissement dans les énergies renouvelables et volatilité des matières premières induisant des « mix » énergétiques en évolution rapide ».

 

Allez la France !

Par Olivier Daniélo

 

 

18 février 2015

 

Une poudre qui augmente l'efficacité des cellules solaires en plastique

 

 http://www.enerzine.com/1/18147+une-poudre-qui-augmente-lefficacite-des-cellules-solaires-en-plastique+.html

 

  

Selon des chercheurs néerlandais, l'efficacité des cellules solaires en plastique peut être doublée ou triplée si un solvant est ajouté au cours du processus de production, un procédé comparable au rôle de la levure dans une pâte.

 

Des chercheurs de l'Université de technologie d'Eindhoven ont détaillé leurs travaux dans la revue Nature Communications. Cette nouvelle compréhension devrait permettre le développement ciblé de cellules solaires en plastique.

Les cellules solaires en plastique, appelées également cellules solaires organiques, utilisent des polymères à la place du silicium pour convertir l'énergie du rayonnement solaire en électricité. L'utilisation du plastique comme matériau de base réduit le coût et le poids de ces cellules solaires, et les rendent souples. Mais l'efficacité de l'ordre de 10% reste encore inférieure à celle des cellules solaires classiques qui atteignent des rendements entre 15 à 20%.

Il y a une dizaine d'années, on a trouvé un peu par hazard que l'efficacité des cellules solaires en plastique était augmentée d'un facteur deux à trois, par simple addition d'un solvant («co-solvant») au cours du processus de production. "Ces co-solvants sont maintenant utilisés dans toutes les cellules solaires en plastique", a indiqué le professeur René Janssen de TU/e. "Mais personne ne sait exactement pourquoi ils ont un tel effet favorable sur l'efficacité."

Il est connu qu'il existe un lien avec la "morphologie" de la cellule solaire, en d'autres termes, c'est la structure des deux composants plastiques dans la cellule entre lesquelles les électrons se déplacent sous l'influence de la lumière solaire. Ces composants - matériaux organiques - sont dissous pendant le processus de production, après quoi ils s'évaporent et durcissent. Le co-solvant mystérieux est toujours ajouté au solvant avant l'évaporation.

L'équipe de chercheurs dirigée par René Eindhoven Janssen ont utilisé une combinaison de technologies optiques pour trouver une explication définitive. Ils affirment que s'ils n'ajoutent pas un co-solvant, ils constatent que de grosses gouttelettes sont formées pendant le durcissement du mélange plastique. Celles-ci ont un effet défavorable sur le transport d'électrons - et en conséquence sur l'efficacité de la cellule solaire. "Plus vous ajoutez du co-solvant à la solution, plus les goutelettes diminuent, jusqu'à disparaitre complètement quand un certain niveau de contenu spécifique est atteint", a ajouté le Pr. Janssen.

Ils ont également trouvé la raison à ce phénomène. "Il y a 2 effets qui surviennent lors du processus de durcissement", a expliqué le Pr. Janssen. "D'une part, lorsque la solution s'évapore, les polymères prennent une structure 'pliée'. Nous avons constaté que le co-solvant permet cet état singulier au début du processus, à un stade beaucoup plus précoce, ce qui signifie que les bulles ne peuvent finalement plus se former". De cette manière, les actions du co-solvant agissent comme une sorte de «levure chimique» : il améliore la structure du mélange, mais l'agent en soi n'est pas suffisant.

Les chercheurs espèrent que leurs résultats feront l'objet de développement de cellules solaires en plastique plus efficaces. "Jusqu'à maintenant, c'était surtout une question de jeu d'essai-erreur", a conclu le Pr. Janssen. "Mais maintenant, nous pouvons prévoir avec beaucoup plus de précisions ce qu'il faut travailler ou non."

 

 http://www.enerzine.com/1/18147+une-poudre-qui-augmente-lefficacite-des-cellules-solaires-en-plastique+.html 

 

 

 

 

Archives 2014 

 

 

 

28 novembre 2014

 

Au cœur des stations-services de demain

 

http://www.enerzine.com/14/17868+au-coeur-des-stations-services-de-demain+.html  

 

L'installation pilote de stockage d'électricité et de production d'hydrogène que l'EPFL a réalisée à Martigny (VS) en Suisse a ouvert hier ses portes au public, l'occasion de découvrir de l'intérieur le fonctionnement des stations-services du futur. 

"Le plein d'hydrogène, s'il vous plaît !"

Dans peu d'années, cette phrase n'aura plus rien de fictionnel. Les voitures propres, que l'on commence déjà à voir circuler sur les routes, vont peu à peu s'imposer.

Qu'elles soient électriques avec batteries au lithium, à piles à combustible, ou qu'elles fonctionnent en brûlant de l'hydrogène, elles n'en auront pas moins besoin, comme celles d'aujourd'hui, de faire le plein régulièrement. "Les voitures électriques ont encore besoin de beaucoup de temps pour se recharger. Plusieurs heures sur le réseau 230 V", souligne Hubert Girault, directeur du Laboratoire d'électrochimie physique et analytique de l'EPFL.

L'une des pistes que son laboratoire explore, sous la forme d'une installation pilote réalisée à Martigny (VS), consiste en un dispositif permettant de stocker l'électricité dans une "mégapile" et surtout de la restituer en courant continu. Cette mégapile a pour but de servir de tampon entre la production d'électricité (par exemple à partir de sources renouvelables) et son transfert rapide à un véhicule qui serait ainsi rechargé en quelques dizaines de minutes seulement. "Ces mégapiles sont capables de fournir 300 A avec une tension de 500 V, comme le font les stations Supercharger de T

archives octobre 2013

 

  

23 octobre 2013

 

Un système d'autopartage de voitures à énergie solaire à Lyon

 

http://www.enerzine.com/1036/16395+un-systeme-dautopartage-de-voitures-a-energie-solaire-a-lyon+.html

 

La maison mère de Toshiba et sa branche 'Solutions' ont annoncé mardi la mise en service à Lyon de SunMoov', système d'autopartage de voitures électriques alimentées par panneaux photovoltaïques, la ville espère ainsi résoudre en partie les problèmes de trafic urbain.

 

Ce service est exploité par Proxiway, une filiale à 100 % de Transdev, dans le cadre du projet démonstrateur Lyon Confluence Smart Community de NEDO (New Energy and Industrial Technology Development Organization).
L'objectif est de réduire les embouteillages et de pallier à la pénurie de places de stationnement dans le quartier de la Confluence au moyen d'un moyen de transport alternatif "respectueux de l'environnement". Ce projet sur 2 ans, qui s'achèvera en décembre 2015, sera géré par différents partenaires et mettra à la disposition des Lyonnais une flotte de 30 véhicules électriques, répartis sur 6 stations dont 3 équipées de bornes de charge rapide.

 

Il a été conçu à destination d’un public mixte et pour des usages complémentaires comme les collaborateurs des entreprises ou les habitants du quartier.
Le groupe Toshiba est chargé de la conception et du déploiement du système de gestion, qui établira les prévisions de la production d'énergie solaire et pilotera l'optimisation des cycles de recharge des véhicules et de la gestion des réservations. Les prévisions se basent sur diverses sources d'information, notamment les prévisions météorologiques, ainsi que sur les plannings de réservation des véhicules et les données collectées par les véhicules électriques.
Il est extrêmement complexe de prévoir la production d'énergie renouvelable, notamment photovoltaïque, celle-ci dépendant grandement des conditions météorologiques, surtout à une telle échelle. Le système d'optimisation des cycles de recharge joue également un rôle crucial, compte tenu de la fluctuation des taux de réservation des véhicules. En collaboration avec ses partenaires français, le groupe Toshiba évaluera l'efficacité pratique du système associé à la production d'énergie renouvelable.
Le groupe Toshiba se chargera du déploiement des technologies appliquées et entend participer activement à d'autres projets Smart Community.

 

Focus sur le service SunMoov'

 

Au départ, SunMOOV' fonctionnera avec une énergie "neutre en carbone". Les stations de recharge seront ainsi entièrement alimentées par de l'énergie renouvelable, délivrée par la Compagnie Nationale du Rhône.

 

Puis au quatrième trimestre 2014, l'énergie solaire produite par panneaux photovoltaïques déployés sur les bâtiments du quartier de la Confluence assurera à elle seule l'intégralité de la recharge de la flotte SunMOOV'. Cette gestion globale de l'énergie à l'échelle d'un écoquartier est une première en France.

 

Les voitures électriques sont des citadines 4 places (Citroën C-ZERO, Mitsubishi I-MiEV et Peugeot iOn), adaptées à des déplacements urbains avec des coffres à bagages d'une capacité de 166 litres. Les batteries embarquées Lithium-ion offrent une autonomie de 120 km.

 

Silencieuse, non polluante, fonctionnant à l'énergie solaire, l'offre SUNMOOV' veut inciter les citadins à délaisser leur voiture personnelle pour les trajets du quotidien. Pour le confort des passagers, elles comprennent : une climatisation, un autoradio lecteur CD, une prise USB et une connexion Bluetooth.

 

Des bornes rapides permettent de recharger une voiture en une demi-heure, alors que 8 heures sont nécessaires avec une borne normale. Trois stations en seront équipées. Elles permettront d'améliorer significativement la disponibilité de la flotte SunMOOV'. A noter que le système μEMS développé par TOSHIBA optimise la planification de l'autopartage avec le meilleur équilibre entre les besoins des véhicules et la production des énergies renouvelables. Il permet notamment d'identifier si un véhicule nécessite un rechargement normal ou rapide.

 

Enfin, le système embarqué comprend une interface tactile SunMOOV', un guidage GPS, un état des lieux du véhicule sur l'interface, un appel d'un centre d'assistance sur simple pression d'un bouton, et au retour, un affichage automatique de la place de stationnement.

 

Côté pratique, le service est ouvert à tous les détenteurs d'un permis de conduire B valide sans limite d'âge.

 

L'inscription peut se réaliser en ligne (www.sunmoov.fr) ou en se rendant à l'agence SUNMOOV' dans le quartier Lyon Confluence. Le déverouillage du véhicule se feront via la remise d'une carte d'accès.

 

Concernant la tarification, les particuliers devront débourser 5 € la demi-heure sans abonnement (qui comprend la location de la voiture, l'énergie utilisée, un kilométrage illimité, une assurance tous risques et l'assistance 7j/7, 24h/24). Avec un abonnement mensuel de 12 € par personne, la demi-heure reviendra à 1 euro de moins.

 

Pour les entreprises, les prix varient en fonction du nombre de salariés inscrits : 4 € la demi-heure jusqu'à 10 salariés, puis 3,5 € jusqu'à 25 salariés et enfin 3 € au-delà de 25 salariés.

 

Dans tous les cas, la première demi-heure sert de base de facturation ; au-delà, la facturation se calcule à la minute.

 

  

  

 

  

  

14 octobre 2013

 

Rapidcool rafraîchit vos boissons en 45 secondes !

  

http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/environnement-securite-energie-thematique_191/rapidcool-rafraichit-vos-boissons-en-45-secondes-article_85028/?utm_source=ABO&utm_medium=alerte&utm_campaign=72-WP-UY4ESE

 

Les réfrigérateurs et distributeurs commerciaux fonctionnent en continu pour refroidir les boissons. Cela a un coût énergétique important. La technologie Rapidcool pourrait rapidement faire baisser cette facture énergétique : elle sera proposée aux professionnels et  particuliers d’ici quelques mois.

 

En Europe, la consommation globale des réfrigérateurs et congélateurs commerciaux est estimée à 85 térawattheures d’électricité par an. Cela équivaut tout de même à 17 % de la consommation électrique française annuelle !

 

Le projet Rapidcool vise à réduire cette consommation. La technologie, conçue par la société anglaise Enviro-Cool  Limited, permet d’abaisser la température des bouteilles et canettes de 25°C jusqu’à 4°C, en 45 secondes. En plus de rafraîchir les boissons, Rapidcool élimine la totalité des bactéries présentes sur les canettes  et bouteilles.

 

«Nous l’avons imaginé comme une solution de remplacement pour l’ensemble des meubles  frigorifiques déjà existants, que ce soit les réfrigérateurs  ouverts ou les distributeurs de boissons. Nous sommes  maintenant impatients de poursuivre le développement  de notre produit pour le marché domestique. L’Asie et l’Amérique du Nord ont déjà manifesté un grand intérêt et nous présentons actuellement Rapidcool aux  industriels et distributeurs européens », explique Kevin Hall, fondateur d’Enviro-Cool Limited.

 

Comment obtenir ce rafraîchissement rapide ?

 

La boisson, pour être rafraîchie le plus rapidement possible, est plongée dans un liquide glacé dans lequel elle effectue des rotations. Grâce à la technologie breveté V-Tex, les boissons peuvent être agitées sans  qu’elles n’explosent à l’ouverture sous l’effet de la pression. 

 

Le défi de base était de trouver une alternative aux meubles frigorifiques traditionnels qui fonctionnent de manière continue. Conçue pour fonctionner comme une unité indépendante, la chambre froide peut être intégrée dans les distributeurs de boissons existants. Un bras automatisé est intégré  dans l’unité pour que la prise de la canette et sa livraison soit entièrement automatique. Grâce  à cette innovation, la plupart, si ce n’est l’ensemble des meubles réfrigérant ouverts et les distributeurs de boissons utilisés dans le monde pourraient être remplacés. 

 

De 54 % à 80 % d’économies d’énergie

 

Pour la réfrigération de 200 canettes de 50 cL par jour, l’utilisation de Rapidcool permet une économie d’énergie  de 80 % par rapport aux traditionnels meubles frigorifiques ouverts et de 54 % par rapport aux meubles frigorifiques fermés. L’économie pour les commerçants utilisant des meubles frigorifiques ouverts serait de 832  euros par réfrigérateurs et par an et de 219 euros par  réfrigérateurs et par an pour les commerces utilisant des  meubles frigorifiques fermés.

 

Une commercialisation rapide

 

Les partenaires du projet ont conclu un accord avec deux compagnies internationales, leaders sur le marché de la distribution de boissons et de produits électroménagers. Par ailleurs, des tests auprès des consommateurs sont prévus dans un supermarché néerlandais à la fin du mois d’octobre. 

 

Une gamme de produits similaires destinés aux foyers, lieux de travail, bars,  restaurants et hôtels est en cours de création. Ces différents produits permettront de rafraîchir des canettes de 15 cL à 50 cL en moins de 1 minute et des bouteilles de vin de 33 cL à 75 cL pour une attente variant entre 5 et 15 minutes. Vous ne serez donc plus jamais en panne de boissons fraîches !

 

  

  

 

  

  

  

  

  

6 octobre 2013 

  

Alstom : son éolienne géante offshore embarque à Ostende

 

http://www.enerzine.com/3/16327+alstom---son-eolienne-geante-offshore-embarque-a-ostende+.html

 

Les différents composants de l'éolienne offshore Haliade 150-6 MW d'Alstom, actuellement une des plus puissantes du marché, sont en cours d'embarquement sur le navire autoélévateur "Bold Tern" dans le port d'Ostende (Belgique).

 

 

 

  

1 octobre 2013

 

Produire de l'hydrogène solaire à partir de la rouille

 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/74051.htm

 

Des chercheurs israéliens et suisses découvrent la meilleure structure moléculaire, écologique et peu coûteuse, pour synthétiser de l'hydrogène à partir de la lumière du soleil : la rouille.

 

Dans la course à la recherche d'énergies propres, l'hydrogène est sans doute l'une des sources les plus prisées à ce jour, et l'apparition de véhicules fonctionnant avec ce gaz se fait de plus en plus visible. Récemment, la ville de Tel-Aviv s'est équipée d'un bus fonctionnant seulement à l'hydrogène, ce qui est une avancée par rapport aux moteurs hybrides déjà existants sur le marché.
Sa synthèse n'est néanmoins pas encore maitrisée et plusieurs chercheurs se penchent sur la question, privilégiant la voie dite "de séparation", qui consiste à séparer électrochimiquement les molécules d'eau en molécules d'oxygène et d'hydrogène. Les cellules photo-électrochimiques (PEC) sont utilisées pour effectuer cette séparation grâce à l'énergie solaire.
Des chercheurs israéliens et suisses du Technion et de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, ont découvert la structure moléculaire qui procurerait au PEC le meilleur rendement et la synthèse la moins coûteuse, et ce, en utilisant un matériau très abondant, stable et peu onéreux : la rouille. En observant à l'aide d'un microscope à transmission électrique le chemin parcouru par les électrons sur la structure d'oxyde de fer, les chercheurs ont pu comprendre en profondeur le processus de séparation qui constitue la synthèse d'hydrogène et ainsi créer la meilleure structure moléculaire possible. Si la synthèse de cellules photovoltaïques actuelles pour produire de l'hydrogène coûte environ 15 euros le kilo, la nouvelle structure moléculaire dont la découverte vient d'être publiée dans la prestigieuse revue Nature coûte moins de 5 euros le kilo produit.
Cette découverte constitue une avancée fondamentale dans la recherche sur les énergies du futur.

 

 

Mentions légales: BE Israël numéro 92 (30/09/2013) - Ambassade de France en Israël / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/74051.htm  

 

 

Archives septembre 2013

 

  

28 septembre 2013

 

Surprenante soie d'araignée

 

http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/materiaux-thematique_6342/surprenante-soie-d-araignee-article_84965/?utm_source=PROS&utm_medium=newsletter&utm_content=ITO44&utm_campaign=ITO44

 

La soie d'araignée pourrait bien servir de base à une nouvelle gamme de matériaux aux qualités étonnantes et révolutionner le monde de l'électronique, une fois combinée avec des nanotubes de carbone.

 

La soie filée par les araignées – oui, la base de nos « vulgaires » toiles d'araignée –  pourrait bien tenir le haut du pavé dans un futur très proche... On lui connaissait déjà certaines propriétés, telles que la résistance, l'élasticité, la légèreté, et les chiffres sont éloquents : sa fibre présenterait une solidité équivalente à celle de l'acier tout en restant six fois plus légère, ainsi qu'une énergie de rupture six fois supérieure à celle du kevlar. Nous vous évoquions d'ailleurs ici, il y a près de deux ans, les travaux d'une équipe de scientifiques néerlandais explorant les moyens de développer une peau à l'épreuve des balles, en se tournant vers le lait de chèvres naines transgéniques, chèvres ayant reçu au préalable une séquence génétique provenant d'araignées codant pour la conception de leur soie.

 

Eden Steven, physicien de l'université de Florida State et membre du MagLab, a décidé d'étudier d'autres pistes sans pour autant faire table rase de nos connaissances en la matière : enrober la soie de l'araignée d'une fine épaisseur de nanotubes de carbone, connus pour leur résistance et leur dureté, mais également pour leur grande conductivité à la fois électrique et thermique. Ses travaux, publiés dans la revue scientifique à comité de lecture Nature Communications, pourraient bien faire souffler un vent nouveau sur le monde de l'électronique.

 

Dans un souci de simplicité assumée, le physicien est parti comme un grand à la recherche de la soie sous forme de... toiles d'araignées, disséminées ici et là au sein même du MagLab et dans un arbre situé près du laboratoire, à l'aide d'une tige en métal. Après quelques essais infructueux dans le but d'agglomérer les nanotubes de carbone à la précieuse soie d'araignée, Eden Steven parvint à ses fins avec l'aide de molécules d'eau.

 

Plutôt que d'ajouter un nouvel élément toxique, complexe, non-biodégradable et polluant à nos appareils modernes, le physicien s'est mis en tête d'explorer la piste d'un matériau vert, réagissant bien à l'humidité sans devoir passer par un traitement lourd ou des adjuvants chimiques. Il se trouve que la soie d'araignée est capable de supercontraction – allant jusqu'à 140 MPa de tension – lorsqu'elle s'humidifie, propriété permettant notamment aux toiles d'araignée de résister à la pluie ou encore au poids de la rosée.

 

Une fois la pelote de soie déroulée, « les nanotubes adhèrent uniformément à la surface de la soie d'araignée pour produire, après séchage et contraction, une fibre non seulement excellente conductrice, mais aussi plus résistante, flexible et sur-mesure », explique Eden Steven. La fibre obtenue peut alors servir de capteur d'humidité, de capteur de pression, d'actionneur ou tout simplement... de fil électrique. L'équipe de chercheurs a d'ores et déjà réussi à mettre au point un prototype d'électrode capable d'effectuer des mesures du rythme cardiaque. Affaire à suivre...

 

Par Moonzur Rahman

 

  

  

  

  

 

20 septembre 2013

 

Des réfrigérants sans HFC : une double victoire pour le climat

 

http://www.enerzine.com/12/16254+des-refrigerants-sans-hfc---une-double-victoire-pour-le-climat+.html

 

 

Une nouvelle vague technologique est en train de révolutionner la réfrigération européenne en permettant la réduction considérable de la consommation d'énergie et en éliminant le recours à des produits chimiques nocifs.

 

Ainsi, dans un nouveau rapport** de l'organisation londonienne 'Environmental Investigation Agency' (EIA) les grandes surfaces européennes, et en particulier celles du Royaume-Uni, abandonnaient les hydrocarbures fluorés traditionnels (HFC) en faveur de réfrigérants naturels, une décision génératrice de bénéfices considérables.
Les HFC sont des gaz fluorés dont la nocivité est plusieurs centaines voire plusieurs milliers de fois plus importante que celle du gaz carbonique (CO2). Ces gaz sont également à l'origine d'environ 2 % des émissions de gaz à effet de serre en Europe. Ces gaz sont couramment utilisés pour la réfrigération et sont évacués dans l'atmosphère.
Les entreprises participant à l'étude de l'EIA ont mis en avant les économies d'énergie associées aux nouveaux systèmes sans HFC. En Suisse, Co-op Schweiz a obtenu des améliorations de l'efficacité énergétique de 30 % par rapport à ses systèmes antérieurs utilisant des HFC, avec des avantages supplémentaires en matière de récupération de la chaleur. Le magasin Carrefour en Turquie qui n'utilise pas de HFC a indiqué des améliorations de l'efficacité énergétique d'environ 15 %.
Chilling Facts V signale également un nombre croissant de magasins adoptant des systèmes fonctionnant sans HFC. "L'abandon des HFC est une double victoire pour le climat en réduisant la demande énergétique et en éliminant la nécessité d'utiliser des réfrigérants nocifs pour le climat", a déclaré Fionnuala Walravens, cadre de l'EIA.
Le rapport est publié quelques jours après l'accord du G20 d'utiliser les ressources du protocole de Montréal pour l'élimination progressive des HFC et alors que l'Union européenne examine de nouvelles règles pour éliminer les émissions de HFC. "Les entreprises européennes sont à l'avant-garde en matière de technologie de réfrigération. Les nouvelles règles de l'Union européenne doivent soutenir cette nouvelle économie verte et garantir une réduction rapide de la disponibilité des HFC, à travers leur interdiction dans les nouveaux équipements de réfrigération et de climatisation" a ajouté D. Walravens.

  

  

  

  

  

17 septembre 2013

 

Biométhane wallon : l’avenir ne sent pas bon

 

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20130917_00361751&_section=62260106&utm_source=lavenir&utm_medium=newsletter&utm_campaign=regio

 

 

SURICE - Hier, les biométhanisateurs ont tiré la sonnette d’alarme auprès des ministres Nollet et Di Antonio, à La Surizée, à Surice.

 

L’argent n’a pas d’odeur. Mais quand il manque, cela se sent. Et les biométhaniseurs wallons ont senti, eux, que leur avenir n’était pas bon. Ils ont dès lors rencontré les ministres wallons de l’Énergie, Jean-Marc Nollet, et de la Ruralité, Carlo Di Antonio, pour partager leurs craintes, mais aussi leurs espoirs.

 

Ces dernières années, les 15 unités de biométhanisation wallonnes ont connu une baisse de leur revenu cumulée à une augmentation des coûts. Inévitablement, un point d’équilibre devait un jour être dépassé. Nous y sommes manifestement. «Les prix de rachat de l’électricité que nous produisons ont fortement diminué depuis trois ans, tout comme celui des certificats verts, ont-ils détaillé. D’autre part, une taxe d’injection a été appliquée.»

 

En chiffres, cela donne, en trois ans, une baisse de 52 à 39€ par mégawatt produit pour le rachat de l’électricité, et de 85 à 65 € par certificat. La taxe, elle, s’élève entre 5,5 et 6 €/MWh.

 

Cela engendre une conséquence logique: le manque de rentabilité de la filière, augmenté d’un désintérêt des fournisseurs de matières premières, qui préfèrent revendre leurs résidus agricoles chez nos voisins, où la biométhanisation est davantage soutenue et donc les prix plus intéressants.

 

En huit ans, les biométhaniseurs estiment que le manque à gagner avoisine les 70 € par Mégawatt heure produit.

 

«Nous ne sommes pas des financiers qui courent après un bénéfice, dira Gaétan de Seny, l’un des membres de la fédération des biométaniseurs. Nous voudrions juste parvenir à pérenniser nos activités et assurer leur développement à long terme.»

 

Dans un communiqué, les quinze biométhaniseurs wallons sont clairs: «Il ne s’agit plus de dégager des bénéfices: pour bon nombre d’entre nous, il en va tout simplement de l’existence de ces entreprises. Les installations ne tournent plus dans la plage de rentabilité depuis un an. Si rien n’est fait avant la fin de l’année, la plupart d’entre nous n’existeront plus.»

 

Carlo Di Antonio et Jean-Marc Nollet ont tous deux promis une rencontre à Namur dès ce vendredi, pour dégager des pistes concrètes et chiffrées. Dès hier, à Surice, après une visite des installations de la Surizée, plusieurs solutions ont été envisagées, permettant même d’entrevoir un avenir meilleur au secteur.

 

  

 

 

16 septembre 2013

De nouvelles opportunités pour convertir la chaleur résiduelle

 

http://www.enerzine.com/14/16223+de-nouvelles-opportunites-pour-convertir-la-chaleur-residuelle+.html

 

Des physiciens du département de physique de l'Université d'Houston (UH) et du centre pour la supraconductivité au Texas travaillent sur une innovation qui pourrait bien augmenter le kilométrage des véhicules ainsi que les performances énergétiques des centrales électriques et des procédés industriels.

 

Leur recherche utilise des matériaux non-toxiques dans la récupération de la chaleur résiduelle, tels que le Tellurure, l'étain et l'indium. "Le Tellurure a été étudié pendant des années", a déclaré Zhifeng Ren, professeur de physique à l'UH et auteur principal d'un article publié dans 'Proceedings of the National Academy of Sciences.' Toutefois, dans le passé, ce travail a échoué en raison de la présence de plomb dans le tellurure traditionnel (PbTe). En effet, malgré ses fortes propriétés thermoélectriques, cet élément prometteur ne pouvait être commercialisé en l'état à cause des risques d'une exposition au plomb, reconnue pour sa nocivité envers la santé humaine. Cela a donc eu pour effet de s'orienter vers un composé similaire, mais plus sûr. "Sans le plomb, il y a beaucoup plus de chances qu'il soit commercialisé", a affirmé le Pr. Zhifeng Ren.
Il existe un certain potentiel pour concevoir un dispositif capable de capter la chaleur perdue - du pot d'échappement des véhicules, des cheminées industrielles, des centrales électriques et d'autres sources - afin de la convertir en électricité et stimuler le rendement.
Le Pr. Zhifeng Ren et son équipe de recherche sont arrivés à l'UH en janvier 2013 au Collège de Boston. Il a continué ses travaux de recherches dans la thermoélectrique nanostructurée et la conversion d'énergie thermoélectrique. C'est son associée, Zhang Qian, qui a conçu l'expérience. Elle a décidé d'ajouter un autre élément, connu comme un dopant, pour modifier les propriétés électriques du Tellurure d'étain. Dans ce cas précis, elle a ajouté de l'indium afin d'augmenter les propriétés conductrices.
Ainsi, le dispositif serait en mesure de capter la chaleur du pot d'échappement d'une voiture et de la convertir en électricité dans le but d'alimenter les systèmes électroniques de la voiture. Selon le Pr. Zhifeng Ren, cela contribuerait à améliorer le kilométrage de la voiture d'environ 5%. "Même 1% tous les jours, ce serait énorme", a t-il ajouté, "compte tenu de la quantité de pétrole brut qui est consommée dans le monde entier."
Les Etats-Unis et la Chine, plus gros pays consommateurs d'énergie au monde, ont consommé respectivement 18,6 millions et 10,3 millions de barils de pétrole brut par jour en 2012, selon l'Administration américaine de l'énergie. Dans sa prévision annuelle énergétique pour les 30 prochaines années, ExxonMobil prédit que la demande mondiale en énergie augmentera de 35% d'ici 2040.
"Parce que la demande augmente, un gain d'efficacité minime soit il, peut s’avérer précieux" a précisé Zhifeng Ren. Il a également déclaré que "le processus pourrait être rendu plus efficace à l'avenir."           
La capture des gaz d'échappement de la voiture pour une conversion en électricité n'est qu'un exemple dans la façon dont le process peut être utilisé. Il pourrait également être adopté dans les centrales électriques. Le chercheur a suggéré qu'il pourrait augmenter le taux de conversion des centrales à charbon de 40% à  48%. Dans d'autres installations industrielles, le gain d'efficacité pourrait atteindre les 10%.

 

  

  

  

11 septembre 2013

Electromobilité : un projet européen sur les piles à combustible - des bicyclettes électriques

 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/73864.htm

 

Piles à combustible  L'Ecole supérieure d'Esslingen (Bade-Wurtemberg) participe au projet IMPACT soutenu par la Commission européenne. Les chercheurs impliqués travailleront sur la longévité des piles à combustible (PAC) et sur leur introduction dans l'automobile. Le but de ce projet, coordonné par le Centre allemand de recherche aéronautique (DLR) et dans lequel sont impliqués des partenaires tels que le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), est d'arriver à la fin 2016 à une technologie de PAC bon marché et durable.
A Esslingen, grâce à l'implication de partenaires industriels, des solutions pour des PAC contenant moins de platine dans les électrodes sont étudiées. Renate Hiesgen, professeur à l'Ecole supérieure, explique que pour cela "les cellules constituantes de la PAC sont étudiées dans des conditions d'utilisation réelles."
Des vélos à deux roues motrices  L'Université d'Ulm (Bade-Wurtemberg) et ses partenaires industriels ont présenté un vélo électrique à deux roues motrices. L'Institut de métrologie, de commande et de microtechnique de l'Université travaille sur ce projet sous l'égide de Michael Buchholz. D'ici trois ans, un prototype alimenté par batterie sera testé sur des pistes.
Le moteur supplémentaire est installé sur la roue avant et permet d'atteindre 45 kilomètres par heure. Avant tout, il lui permet d'être plus sûr et plus agile. Il reste toutefois de nombreux obstacles à surmonter au niveau technique. Les moteurs sont commandés indépendamment, mais la chaîne d'information et de traitement doit être performante afin de comprendre et d'analyser la situation du vélo et savoir s'il faut fournir un freinage ou une accélération supplémentaire. Le cas des virages, par exemple, est complexe : il faut en effet sauvegarder l'équilibre du vélo. Mais les moteurs ne serviront pas uniquement à propulser le vélo, ils utiliseront aussi l'énergie produite par le freinage afin d'économiser de l'énergie.
Les partenaires se donnent trois ans pour décider de l'avenir de ce projet. D'ici là, le Ministère des finances et de l'industrie du Bade-Wurtemberg soutient financièrement le projet.

 

Mentions légales: BE Allemagne numéro 625 (5/09/2013) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/73864.htm  

 

 

9 septembre 2013

Orléans va expérimenter le potentiel énergétique de la Loire

 

http://www.enerzine.com/7/16114+orleans-va-experimenter-le-potentiel-energetique-de-la-loire+.html

 

A l'occasion du plus grand rassemblement européen de la marine fluviale, lors du "Festival de Loire" qui aura lieu du 18 au 22 septembre prochain, sera dévoilé le projet d'hydrolienne en Loire à Orléans.

 

La présentation de ce prototype place la cité johannique parmi les premières villes à prétendre profiter de l'énergie de leur fleuve. L'hydrolienne sera mise en eau en 2014 pour un projet d'étude d'environ un an. Cette phase de test orientera par la suite le développement industriel et commercial de l'hydrolien fluvial sur le marché mondial.
L'énergie hydraulique produite par les rivières et les fleuves est encore méconnue alors que le potentiel reste à découvrir.
La Mairie d'Orléans en veille sur les projets novateurs en matière de développement durable, entend bien se positionner à l'avantgarde de l'hydrolien fluvial. "De ces techniques et technologies adaptées à nos fleuves, il reste tout à construire, et le potentiel nous permettant de produire une énergie locale, propre, et renouvelable, grâce à la force des courants et des mouvements d'eau de la Loire, s'il est prometteur, reste à identifier " a analysé Serge Grouard, Maire d'Orléans, Député du Loiret. "Il faudra voir si l'investissement est compétitif par rapport à d'autres énergies ou modes de production d'énergie. Les enjeux sont multiples, d'une part réduire notre empreinte environnementale et d'autre part imaginer des filières d'avenir, pourvoyeuses d'emplois et de développement économique de nos territoires. Ce projet d'hydrolienne à Orléans est donc un programme de développement durable fort, qui s'appuie sur une ressource précieuse que nous avons à cœur de défendre et de valoriser, la Loire".
L'étude sera conduite par la société grenobloise Hydroquest, soutenue par EDF. L'entreprise dispose de technologies de pointe s'appuyant notamment sur 9 brevets déposés en copropriété avec EDF. A ce projet s'associent le fleuron orléanais DREAM (pôle de compétitivité Écotechnologies) et BIOTOPE, acteur privé de l'ingénierie écologique.
Le coût global du projet est estimé à 2,46 millions d'euros. La Mairie d'Orléans a adopté en conseil municipal de juillet une convention de partenariat avec Hydroquest visant notamment à soutenir le projet à hauteur de 50.000 euros pour 2014 et 2015.
L'hydrolienne d'Orléans :
• Objectif : développer et expérimenter une hydrolienne fluviale en Loire. • Coût global du projet : 2,46 millions d'euros, dont 50.000 euros de subvention de la Mairie d'Orléans. • Implantation : en cœur de ville, quai de la Madeleine, entre le pont Joffre et le pont de l'Europe, pour une durée d'un an à partir de début 2014. • Particularités techniques liées au concept d'Hydroquest : contrairement aux hydroliennes maritimes, cette hydrolienne fluviale présentera non pas une hélice, mais deux colonnes de turbines. L'ensemble pèsera environ 2 tonnes, pour des dimensions de 6m x 1,5m. Elle sera montée sur une barge flottante, elle-même amarrée au site d'exploitation. • Les enjeux pour la Mairie d'Orléans : l'action N°14, de l'axe N°5 du Plan Climat Energie Territorial adopté en 2012 prévoit de « favoriser le recours aux énergies renouvelables ».
L'hydrolienne vient ainsi compléter les projets de chaufferie biomasse, de pompes à chaleur ou d'énergie solaire pour les bâtiments municipaux, ou encore le soutien à l'expérimentation de la pile à combustible avec EDF. Certaines de ces actions ont déjà permis de réduire de 43.000 tonnes les émissions de CO2 sur le territoire (-6%) soit l'équivalent des émissions de 19 000 voitures.

 

 

  

  

  

  

 

 

6 septembre 2013

Le biométhane 2G, une alternative au gaz naturel en Europe ?

 

http://www.enerzine.com/12/16184+le-biomethane-2g-une-alternative-au-gaz-naturel-en-europe+.html

  

Le biométhane 2G** (BioSNG) est un gaz de composition identique à celle du gaz naturel fossile, mais issu de la gazéification de la biomasse et donc renouvelable.

Sa production industrielle n'est pas encore développée mais de plus en plus d'acteurs académiques et industriels semblent s'y intéresser. Alcimed, société de conseil en innovation et en développement de nouveaux marchés, revient sur ce gaz vert qui pourrait à l'avenir se substituer partiellement au gaz naturel.

Le biométhane 2G possède de nombreux avantages, dont le principal est son origine « bio » contrairement au gaz naturel fossile. Lors de son utilisation, les émissions de gaz à effets de serre (GES) sont donc considérées comme neutres dans l'Union Européenne. Contrairement aux biocarburants de première génération, la biomasse lignocellulosique n'entre pas en concurrence avec les filières alimentaires, et n'induit pas de compétition pour les terres arables notamment en Europe où la surface forestière est importante. Cette différence majeure avec les produits de première génération peut en faire un biocarburant soutenable à long terme.

De plus, la production de biométhane 2G est stockable et transportable en grandes quantités grâce au réseau de gaz naturel existant ce qui est moins le cas pour l'électricité et la chaleur produites par cogénération de la biomasse. Les avantages cités précédemment rendent donc le bioSNG particulièrement intéressant.       
Cependant, aujourd'hui, les technologies de production de BioSNG ne permettent pas d'établir un coût de production fiable pour ce produit. Mais les principaux experts du secteur s'accordent à dire que, même à terme, dans une phase de commercialisation importante, le prix du bioSNG sera très vraisemblablement sensiblement supérieur à celui du gaz naturel. Cela s'explique notamment par la multiplicité des étapes de production du BioSNG.       
En l'absence de réglementation imposant l'utilisation d'un produit d'origine soutenable bio, ce dernier se retrouve en concurrence directe avec le gaz naturel et son avenir semble compromis si l'aspect économique est uniquement pris en compte.
L'Union Européenne ou les Etats membres pourraient alors favoriser l'apparition du bioSNG en favorisant l'offre et la demande : l'offre via des aides à l'investissement pour promouvoir la recherche sur le sujet et l'implantation de sites pilotes. Quant à elle, la demande répondrait à deux critères : 
- Imposer une part de gaz vert dans la consommation. Cette démarche déjà utilisée pour l'électricité verte impose aux fournisseurs d'inclure un certain pourcentage de gaz vert dans leur production ou dans leur mix, et aux utilisateurs un tarif d'achat plus important.
- Cibler un secteur en lui imposant d'utiliser une énergie 100% renouvelable. C'est, par exemple, le cas de la Suède et du Danemark qui se sont engagés dans le secteur des transports avec un objectif 100% renouvelable d'ici 2030. Seuls des carburants bio, seraient utilisés et le bioSNG pourrait alors être pertinent, compte tenu des rendements de conversion élevés de la filière (>60%) et de son bilan environnemental très favorable.    
« A l'heure actuelle il n'y a pas d'engagement règlementaire fort et stable à long terme. Les industriels et les fournisseurs de technologies sont encore dans l'attente et n'investissent pas massivement dans le secteur. Le risque est encore trop important pour eux » constate Antoine Bordet consultant chez Alcimed.      Quelles sont les perspectives pour ce gaz bio ?        
Les projets actuels de production de bioSNG sont peu nombreux en Europe. Aucune installation n'est en fonctionnement, seuls, des pilotes de démonstration tels que GAYA en France ou GoBiGas en Suède sont en cours de développement. Deux autres projets sont en cours de discussion : Il s'agit de Bio2G d'E.ON et du projet d'ECN en partenariat avec la société HVC*. Par ailleurs, le premier pilote de biométhane 2G européen a eu lieu à Güssing en Autriche en 2008. Ce projet de R&D, arrêté après sa campagne d'essai, a permis de démontrer la faisabilité du concept technique.    
Enfin, l'existence de deux business model semble se confirmer pour cette future filière. Une production massive et centralisée de bioSNG, à partir d'unités très importantes. Elles nécessitent d'importer de la biomasse en grande quantité et permettrait d'atteindre plus facilement une rentabilité économique. La question de l'impact environnemental de ses approvisionnements reste essentielle. 
« Une solution décentralisée, faisant appel à un approvisionnement local dans une optique de développement territorial paraîtrait alors plus séduisante d'un point de vue environnemental mais également pour valoriser au mieux la chaleur produite. Elle rendrait certainement l'équation économique plus complexe à résoudre, faute d'effet d'échelle » conclut Jean-Philippe Tridant Bel, Directeur de l'activité Energie et Environnement d'Alcimed.         
** Le biométhane dit de deuxième génération est produit à partir de biomasse ligno-cellulosique (du bois et de la paille principalement) et se fait en deux étapes : gazéification et méthanation. La gazéification est un processus thermochimique qui permet de convertir la matière organique en un gaz de synthèse appelé syngaz constitué essentiellement d'hydrogène (H2) et de monoxyde de carbone (CO). Ce syngaz est ensuite traité et purifié pour subir une méthanation par voie catalytique et obtenir un gaz appelé du gaz naturel synthétique dit « BioSNG » possédant les mêmes propriétés que le gaz naturel. Ce gaz est utilisé pour la production de chaleur et/ou d'électricité et l'usage en tant que biométhane carburant. Il pourrait aussi être à terme envoyé dans le réseau de gaz naturel.
Ce processus est à distinguer de la méthanisation, qui produit également un gaz vert, du biogaz, composé majoritairement de méthane. En effet, la voie thermochimique peut transformer de la biomasse ligno-cellulosique, contrairement à la méthanisation qui nécessite des substrats humides pour l'étape de fermentation.         
* Entreprise publique de gestion des déchets (située à Alkmaar, dans le nord de la Hollande), productrice d'électricité et de chaleur.

 

  

 

 

 

 

4 septembre 2013

Des plantes pour produire de l'électricité

 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/73835.htm

 

Produire de l'électricité à partir de plantes, c'est possible. Une équipe de scientifiques néerlandais dirigée par Marjolein Helder [1] de l'université de Wageningen a en effet développé un nouveau type de piles à combustible microbienne capable de produire de l'électricité grâce à l'interaction entre les racines des plantes et les bactéries du sol. Le dispositif, baptisé "pile microbienne à plantes" (Plant Microbial Fuel Cell), tire avantage les 70% de matière organique produite par photosynthèse que la plante n'utilise pas et qui sont excrétés par ses racines. Hors dans le sol, autour des racines se trouvent des bactéries qui décomposent ces résidus organiques et lors de ce processus, des électrons sont libérés. En plaçant une anode près des racines et une cathode dans de l'eau, il est alors possible de générer de l'électricité sans affecter la croissance de la plante donc, sans porter préjudice à son environnement (voir illustration ci-dessous).

  

Le brevet de cette technologie innovante déposé en 2007 appartient désormais à l'entreprise "Plant-e" [2], co-fondée par Marjolein Helder et David Strik [3], l'un de ses collègues à l'université de Wageningen.

 

A l'heure actuelle, la pile à combustible microbienne ne génère 0.4 W/m2 de la croissance des plantes mais pourrait prochainement produire jusqu'à 3.2 W/m2. Une toiture végétalisée de 100 m2 couvrirait alors les besoins énergétiques d'un ménage ayant une consommation moyenne annuelle de l'ordre de 3000 kWh. "Les panneaux solaires produisent plus d'énergie au mètre carré, mais nous espérons réduire les coûts de notre technologie à l'avenir. Et notre système peut être utilisé pour différentes applications", explique Marjolein Helder. "Plusieurs applications peuvent être tirées de notre système. Notre technologie produit de l'électricité mais elle peut aussi être utilisée comme isolation pour le toit ou pour collecter l'eau. A plus large échelle, il est possible de produire du riz et de l'électricité en même temps, c'est une manière de combiner les productions d'aliments et d'énergie", poursuit-elle. Autre avantage, le dispositif fonctionne 24h/24 et en toute saison.

 

Au-delà des toitures végétalisées, cette nouvelle technologie pourrait devenir une source viable d'énergie renouvelable si elle était déployée à grande échelle dans les zones humides (qui représente aujourd'hui environ 6% de la surface terrestre). A cet égard, les rizières ou les milieux marécageux semblent particulièrement intéressants. La pile microbienne à plantes fonctionne déjà à petite échelle et est actuellement testée à une échelle plus large ; l'objectif étant qu'elle soit fonctionnelle en 2015.

 

Mentions légales: BE Pays-Bas numéro 47 (4/09/2013) - Ambassade de France aux Pays-Bas / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/73835.htm

 

  

 

  

2 septembre 2013 Une nouvelle méthode de stockage de l'hydrogène

 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/73753.htm

 

Depuis plusieurs années, l'hydrogène, présent en abondance dans l'eau des océans ou encore dans les nébuleuses de l'espace, est présenté comme l'un des carburants du futur. Toutefois, pouvant réagir très violemment en présence d'oxygène et de la moindre étincelle, le problème de son stockage persiste. De nombreuses méthodes ont été proposées pour y remédier. Une équipe israélienne a notamment fait appel au nitrite (Les nitrites sont les sels de l'acide nitreux. L'acide nitreux est un acide instable de formule HNO2. La formule de l'ion nitrite est NO2-.) de magnésium. L'équipe du professeur Gideon S. Grader du Russell Berrie Nanotechnology Institute du Technion - Israel Institute of Technology a récemment publié dans le Journal of Physical Chemistry C une méthode originale faisant appel au nitrite de magnésium pour stocker l'hydrogène (L'hydrogène est un élément chimique de symbole H et de numéro atomique 1.). Le nitrite de magnésium (Mg3N2) peut être facilement produit par calcination du magnésium métallique dans de l'azote (Table complète - Table étendue) pur (l'azote servant à prévenir la formation d'oxyde de magnésium qui pourrait se former si cette expérience était réalisée sous air). Soumis à une forte pression (La pression est une notion physique fondamentale. On peut la voir comme une force rapportée à la surface sur laquelle elle s'applique.) de dihydrogène (H2), le nitrite de magnésium conduit à des espèces instables, des amides (Mg(NH2)2) et des imides (MgNH2) de magnésium pouvant s'enflammer dans l'air. Alors que l'incorporation de dihydrogène dans le nitrite de magnésium se fait généralement difficilement et nécessite des pressions supérieures à 4.000 bars, l'utilisation d'un moulin (Un moulin, du latin molinum issu de mola meule, est une machine destinée à moudre les grains de céréale en farine.) à billes la rend possible avec des pressions comprises entre 40 et 80 bars. Un moulin à billes est un tambour contenant de lourdes billes de métal (il s'agit ici de tungstène) et muni d'un moteur (Un moteur est un dispositif transformant une énergie non-mécanique (éolienne, chimique, électrique, thermique par exemple) en une énergie mécanique ou...) assurant la rotation du dispositif de manière à broyer le contenu sans produire un effet centrifuge significatif (il y aurait alors accumulation sur les parois). Ce genre d'appareil, peu utilisé en chimie (La chimie est la science qui étudie la composition et les réactions de la matière.), fonctionne de la façon suivante: les matériaux (Un matériau est une matière d'origine naturelle ou artificielle que l'homme façonne pour en faire des objets.) sont écrasés sous l'action des billes et les chocs entre les billes lourdes en mouvement créent sur les surfaces des pressions très élevées. En quelque sorte, les billes écrasent ainsi l'hydrogène dans la poudre (La poudre est un état fractionné de la matière. Il s'agit d'un solide présent sous forme de petits morceaux, en général de taille inférieure au dixième de millimètre (100 µm).): on parle alors de mécanochimie.

Les expériences ont permis d'incorporer après 200 heures (L'heure est une unité de mesure  :) de moulinage du dihydrogène dans du nitrite de magnésium. Les mesures montrent qu'environ 12% du nitrite est transformé en un hydrure de magnésium, d'amide ou d'imide. Pour des raisons pratiques, la réaction est limitée à 200 heures mais tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) laisse penser que des pressions plus élevées et des temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) de réaction plus longs permettraient un stockage plus important. Par ailleurs, le dihydrogène peut être libéré par simple moulinage à pression atmosphérique (La pression atmosphérique est la pression de l'air en un point quelconque d'une atmosphère.). Il ne sera probablement jamais question de mouliner du minerai dans sa voiture pour la faire rouler. Toutefois, il s'agit d'une nouvelle méthode pouvant présenter un intérêt dans certains cas de figure. Par exemple, les fortes pressions du fond des océans pourraient être utilisées pour compresser le dihydrogène produit par "les fumeurs" (des cheminées hydrothermales exsudant du sulfure d'hydrogène et parfois même du dihydrogène) dans le nitrite de sodium et remonté ensuite en surface (Une surface désigne généralement la couche superficielle d'un objet. Le terme a plusieurs acceptions, parfois objet géométrique, parfois...).

 

Mentions légales: BE Israël numéro 89 (23/08/2013) - Ambassade de France en Israël / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/73753.htm  

 

  

  

  

  

  

  

archives novembre 2013

 

30 novembre 2013

 

"Compte Epargne CO2" : 400 kg offerts à chaque ouverture de compte !

 

http://www.enerzine.com/14/16599+compte-epargne-co2---400-kg-offerts-a-chaque-ouverture-de-compte+.html

 

 

Comment réduire efficacement et à grande échelle nos émissions de CO2 ? et bien, en transformant pourquoi pas le CO2 économisé par chaque ménage, entreprise ou collectivité en une nouvelle monnaie !

 

Soutenus par plusieurs partenaires locaux ainsi que par des personnalités publiques et politiques telles que Michel Rocard et Nicolas Hulot (envoyé spécial du Président de la République pour la protection de la Planète), la jeune entreprise brestoise '450' a mis au point, avec l'aval du Gouvernement, le « Compte Epargne CO2 ».

Le Compte Epargne CO2 a été officiellement lancé lundi dernier à Brest, dans le département pilote du Finistère, en présence de Michel Rocard et de Jean-Pierre Denis (président du Crédit Mutuel Arkéa, partenaire du projet). Ce compte a pour but de récompenser les efforts réalisés par tout un chacun pour diminuer ses émissions de CO2. Pour un particulier, il s'agit notamment de réduire la consommation d'énergie de son logement (changement de chaudière, travaux d'isolation…) ou de changer de mode de transport. Des initiatives pouvant être menées à plus grande échelle par les entreprises et les collectivités.

Lors de l'ouverture d'un Compte Epargne CO2, '450' calcule, à l'aide d'une méthodologie validée par l'ONU, le bilan carbone précis de chaque titulaire. Ce bilan est basé sur ses relevés de consommations, la qualité de l'isolation de son logement ou encore les modes de transport qu'il utilise au quotidien. Les initiatives prises par le titulaire d'un compte pour réduire ses émissions sont ensuite toutes comptabilisées par '450' et génèrent un « crédit » de CO2 qui est versé sur le Compte Epargne CO2.

 

Dans le département pilote du Finistère, 400 kg de CO2 sont offerts à chaque ouverture de compte ! Ce service est, cependant, déjà ouvert à tous : les Français sensibles à leur empreinte carbone ou ayant déjà réalisé des travaux entre 2011 et 2013 (passage aux énergies renouvelables ou à la voiture électrique…) peuvent dès maintenant profiter de ce nouveau dispositif.

Que faire de ces kilos de CO2 ? Les transformer en espèces sonnantes et trébuchantes (la tonne de CO2 est valorisée, en 2013, à 52,64 €), les échanger, bénéficier d'offres spéciales auprès des partenaires de '450'… Plusieurs solutions existent et leur nombre ne fera qu'augmenter à l'avenir. L'essentiel est que cette nouvelle monnaie circule au sein d'un « cercle économique bas carbone », créant ainsi du pouvoir d'achat et stimulant l'activité économique. Soutenu par les collectivités et les grands acteurs économiques locaux, ce projet est destiné à faire école bien au-delà des limites du Finistère. Pourquoi ? Parce qu'avec le Compte Epargne CO2, la contrainte climatique devient une chance !

"Je suis très heureux de lancer officiellement le Compte Epargne CO2 aujourd'hui. Je suis convaincu du succès de ce projet qui nous a demandé beaucoup d'énergie et de travail. C'est un beau défi pour le Finistère et aussi pour la planète" a déclaré Jean-Luc Baradat, PDG de 450.

"Le Compte Epargne CO2 est un vrai projet d'avenir. Une façon de consommer différemment et qui va dans le sens de la protection de la planète et du bien-être des générations futures" a commenté pour sa part Michel Rocard, parrain du Compte Epargne CO2.

 

 

 

 


17 novembre 2013

 

Première européenne: le projet PHOENIX: transformer de vieilles voitures en carburant 

 

vidéo :  

 à 0.30 sur http://www.rtbf.be/video/detail_made-in-belgium-transformer-de-vieilles-voitures-en-carburant?id=1870199

 

Hier à Obourg (Mons), Comet Traitements a dévoilé son unité pilote innovante, unique en Europe.

 

Hier, la société Comet Traitements a inauguré son nouveau bébé, une unité pilote de conversion des déchets organiques en carburant.

 

Spécialisée dans le traitement d’aciers et de métaux, l’entreprise a imaginé un procédé capable de convertir les résidus organiques restants en carburants liquides.

 

En clair, une vieille automobile ou une vieille machine à laver peut désormais être transformée en carburant.

 

Il aura fallu cinq années pour que ce projet labellisé dans le cadre du plan Marshall par le Cluster Tweed et le Pôle MecaTech voie le jour.

 

Cette unité a été conçue pour traiter jusqu’à 250 kilos de résidus de broyage en une heure. Ce qui signifie que 110 litres de carburant seront produits en une heure. Il faut préciser que la fraction ultime restante a déjà subi plusieurs récupérations. Celle qui sera traitée grâce à Phœnix concerne les résidus des déchets organiques après broyage.

 

Récemment construit sur le site d’exploitation d’Obourg, le projet Phœnix permet à Comet Traitements d’augmenter son taux de recyclage des véhicules hors d’usage. Il atteindra les 97,8 %.

 

Pour rappel, d’ici à 2015, l’Union européenne imposera aux sociétés d’atteindre un taux de 95 %. Comet Traitements s’impose donc largement au-dessus de la norme et cela avec deux ans d’avance.

 

Si l’unité pilote est aujourd’hui opérationnelle pour valider et stimuler le processus à l’échelle industrielle, la construction et l’exploitation d’une unité industrielle en Région wallonne capable de traiter 70.000 tonnes de résidus de broyage par an coûteraient près de 56 millions d’euros.

 

Les premiers pas peuvent être réalisés grâce à Phœnix. L’outil innovant constitue une vitrine technologique wallonne qui a nécessité un investissement de 3 millions d’euros. Son budget global s’élève à 7,5 millions d’euros, subsidié à 60 % par la Région wallonne.

 

À noter que le nombre de véhicules en Europe est estimé à 180 millions, dont une dizaine de millions hors d’usage.

 

Avec Phœnix, Comet Traitements ajoute une corde à son arc puisqu’elle était déjà spécialisée dans le traitement, la valorisation et le recyclage des résidus issus du broyage de matières métalliques arrivées en fin de vie.

 

 

 

http://www.dhnet.be/actu/societe/du-carburant-a-partir-d-epaves-5286f7af3570aa4f7906f66b

  

http://www.cometsambre.be/fr/companies/list/Comet+Traitements

 

le projet PHOENIX : http://www.google.be/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&frm=1&source=web&cd=3&cad=rja&ved=0CEAQFjAC&url=http%3A%2F%2Frecherche-technologie.wallonie.be%2Fservlet%2FRepository%2Fsuccess-story---comet-certech.pdf%3FIDR%3D10812%26saveFile%3Dtrue&ei=_MOIUsv9Eaff4QSb2oBg&usg=AFQjCNFeBUqeNyvjgcaccOcXNGtUr3X_rw

 

et http://www.cometsambre.be/fr/video

 

http://www.rtbf.be/info/societe/detail_quand-les-carcasses-de-vieilles-voitures-deviennent-du-carburant?id=8137218 

 

C’est  une première à l’échelle européenne. La société Comet Traitements, basée à  Obourg, près de Mons, a poussé tellement loin l’idée de revaloriser les vieux déchets métalliques qu’elle a réussi à transformer certains résidus organiques en carburant. Cette prouesse technologique, nommée le projet Phoenix, est le fruit de cinq ans de recherche et d’essais en laboratoires, en partenariat avec l’Université de Liège.

 

Une usine pilote permet désormais de produire plusieurs litres de pétrole de synthèse. "On produit du carburant à partir de déchets, on évite la pollution à un moment où on manque de plus en plus de pétrole donc forcément on est très fiers ", explique Régis Mathieu, l’un des 73 employés de la PME Comet Traitements.

 

Un broyeur de 300 tonnes par heure

 

Ce n’est que la dernière idée de cette entreprise fondée il y a une dizaine d’années. Son but : revaloriser un maximum de déchets métalliques qui s’accumulent dans les décharges (vieilles voitures, frigos, machines à laver, appareils électroniques et ferraille en tout genre). "Tous les matins, une cinquantaine de camions viennent déverser toute cette ferraille qui vient des chantiers de collecte : en l’état, elle est inutilisable par les ferrailleurs donc nous la passons dans un énorme broyeur et ensuite nous faisons le tri", indique Serge Dallenogare, responsable du développement des affaires.

Les métaux ferreux partent directement vers les sites sidérurgiques. Et tout le reste est trié : cuivre, aluminium, plastique, sable de construction peuvent ensuite être réutilisés comme matière première. "Le polystyrène par exemple est revendu à des recycleurs de plastique qui peuvent l’utiliser pour fabriquer des pare-chocs de voiture, ainsi la boucle est boulée", précise Damien Janssens, ingénieur.

    

L’Union Européenne, exigeante en la matière

Malgré tous ces efforts, il restait encore quelques résidus ultimes dont l’entreprise ne savait que faire (des restes de mousse, de tissus, de bois). Grâce au projet Phoenix, elle les recycle également et parvient aujourd’hui à valoriser 98% d’une vieille voiture. Seuls 2% partent en déchetterie. C’est plus que les exigences de l’Union Européenne en la matière.
Dans un premier temps, le carburant produit servira à alimenter les machines de la PME mais dans quelques années, elle pourrait être excédentaire et vendre le surplus. Comet Traitements ne voit donc pas les déchets métalliques comme des encombrants mais plutôt comme une promesse économique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Fiona Collienne

 

 

 

  

 

  

  

11 novembre 2013

  

 

Les véhicules de demain alimentés par des carburants liquides... provenant de l'énergie du vent et du soleil !

 

 

http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/environnement-securite-energie-thematique_191/les-vehicules-de-demain-alimentes-par-des-carburants-liquides-provenant-de-l-energie-du-vent-et-du-soleil-article_85682/?utm_source=ABO&utm_medium=alerte&utm_campaign=72-WP-UY4ESE

 

Le solaire photovoltaïque et l’éolien seront à l’origine d’une production massive de nouveaux carburants liquides pour les transports. C'est l'un des messages centraux d’un rapport que vient de publier l'Agence Fédérale de l'Environnement (UBA) allemande, l’équivalent de l’EPA américaine.

On le savait déjà: l'éolien et le solaire photovoltaïque vont jouer un rôle majeur dans le mix électrique de demain, éliminant progressivement les énergies non durables. En 2012, l’Allemagne a produit plus du quart de son électricité à partir des énergies renouvelables, dont 8,5% avec l’éolien et 5,3% avec le solaire photovoltaïque. Un pays comme le Danemark, dont la densité de population est pourtant supérieure à celle de la France produit aujourd’hui 33,7% (50% dès 2020) de son électricité à partir de l’éolien d'après l'Agence Internationale de l’Energie.  

Mais ces deux filières renouvelables vont probablement alimenter également les transports, au point d'éliminer d'une part les carburants fossiles et d'autre part  les agrocarburants fortement consommateurs en surfaces agricoles et dont le bilan hydrique et environnemental laisse à désirer. 

Comment ? Pas seulement avec leur production électrique chargeant des batteries de voitures électriques, mais grâce à la synthèse de carburants liquides par électrolyse de l'eau en dihydrogène puis méthanation. Il est alors possible d’obtenir des carburants de synthèse, particulièrement propres, pour remplacer les carburants pétroliers et les agrocarburants actuels.

 

Solar Impulse 

 

La méthanation n’a rien à voir avec la méthanisation qui permet d’obtenir par fermentation le biogaz. Il s’agit  d’un procédé industriel de conversion catalytique du dihydrogène (H2) et du dioxyde de carbone (CO2) en méthane (CH4) et en eau (H20). 

Le méthane obtenu (ainsi que le dihydrogène) permet l’obtention de carburants pour les avions, les bateaux, les camions et les voitures. Ainsi, conformément à la parabole « Solar Impulse » de Bertrand Piccard, les avions nous transporteront demain avec l’énergie solaire et éolienne.

 « Nous considérons que l’électricité proviendra en grande majorité par l’éolien et le solaire photovoltaïque. L’hydroélectricité et la géothermie contribueront dans une moindre proportion » soulignent les auteurs du rapport de l’UBA, affirmant que l’Allemagne peut tout à fait produire 3000 TWh par an d’électricité à partir des énergies renouvelables, et qu’elle peut aussi importer de l’électricité d’origine renouvelable. « Nous n’avons pas besoin du nucléaire et de la séquestration du carbone » Un point de vue pas partagé par tout le monde en Europe, et en particulier en France. 

 

La décroissance n’est pas nécessaire

 

Il n’est pas utile de faire de grands sacrifices et d’opter pour la décroissance économique insistent les auteurs qui montrent qu’une Allemagne presque neutre en gaz à effet de serre est possible: « en 2050, l’Allemagne sera encore un pays industriel hautement développé qui aura maintenu ses standards de niveau de vie, avec une consommation et des comportements similaires à ceux d’aujourd’hui. » 

Les auteurs du rapport estiment que les  grands pays industrialisés peuvent aussi, comme l’Allemagne, réduire les émissions de  CO2 de 95% d’ici 2050.

 

> Télécharger le rapport « Germany 2050 : a greenhouse gas-neutral Country »

 

  

  

  

10 novembre

 

Un vitrage photovoltaïque, première mondiale sur un campus Suisse

 

http://www.enerzine.com/1/16509+un-vitrage-photovoltaique-premiere-mondiale-sur-un-campus-suisse+.html

 

Une façade de 300 m2, composée de cellules solaires à colorant, est en cours de construction sur le Swiss Tech Convention Center.

 

Cette première intégration architecturale constitue une nouvelle concrétisation du partenariat conclu entre Romande Energie et la Haute école pour développer un parc solaire d'envergure et mener des projets de recherche et développement.

Des panneaux photovoltaïques translucides et colorés, fruits de la technologie Graetzel, sont actuellement en cours d'installation sur la façade ouest du futur SwissTech Convention Center de l'EPFL, qui ouvrira ses portes en avril 2014. Ces 1'400 modules solaires de 35 x 50 cm formeront bientôt une surface totale de 300 m2. Ils sont déclinés en 5 tonalités différentes de rouge, vert et orangé, selon un design des artistes Daniel Schlaepfer et Catherine Bolle, qui confère à l'ensemble une esthétique chaleureuse et dynamique.

Ce vitrage solaire appliqué en façade extérieure est une première mondiale. Le projet tire parti du potentiel des cellules de Graetzel, ou cellules solaires à colorant : translucides, elles sont également indifférentes à l'angle d'incidence de la lumière, et peuvent être déployées verticalement sans aucune perte de rendement. En plus de produire de l'électricité d'origine renouvelable, elles protègent le bâtiment de l'ensoleillement direct, et réduisent ainsi le recours à une énergie de refroidissement. Cette installation solaire innovante est intégralement financée par Romande Energie. Elle sera mise en service en décembre prochain.

Une première intégration architecturale à l'extérieur

Inventées en 1991 par Michaël Graetzel, professeur à l'EPFL, les cellules à colorant reproduisent les principes du processus de photosynthèse à l'oeuvre dans les feuilles des végétaux. Le vitrage photovoltaïque doublant la façade ouest du SwissTech Convention Center constitue la première intégration architecturale en extérieur de cette technologie de pointe. Très esthétique et déployée sur quelque 300 m2, cette installation doit démontrer le potentiel de ce type de cellule et constituer une première étape vers leur production et leur utilisation à grande échelle.

Un engagement confirmé dans la recherche et le développement

 

«Il est pour nous essentiel de soutenir l'émergence de technologies innovantes ayant un lien direct avec nos activités», souligne Pierre-Alain Urech, Directeur général de Romande Energie. 10% de la surface du parc solaire Romande Energie – EPFL, installé sur les toits de la Haute école, sont d'ailleurs dédiés au travail scientifique des laboratoires et Romande Energie prend aussi part à des programmes de recherche sur l'évolution des réseaux, le stockage de l'énergie ou la production reposant sur les énergies renouvelables.

Ce projet de vitrage photovoltaïque est l'aboutissement d'une longue politique d'innovation menée à l'EPFL. Pas moins de 11 entreprises ont acheté une licence dans le but de mettre sur le marché les cellules de Graetzel.

Cette première intégration architecturale est d'autant plus significative qu'elle s'inscrit dans le cadre d'une collaboration avec Romande Energie, partenaire clé de l'Ecole dans le domaine énergétique. Des partenaires particulièrement fiers de cette réalisation qui constitue une formidable vitrine de l'essor des technologies renouvelables.

 

  

 

  

  

2 novembre 2013

 

Vers une production durable d'hydrogène

 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/74178.htm

 

Le dihydrogène, communément appelé hydrogène, est perçu par de nombreux chercheurs, environnementalistes et certains hommes politiques comme le carburant du futur pour la production d'électricité car celui-ci cumulerait les avantages d'être renouvelable, non polluant et stockable. Dans cette configuration, la création d'électricité est réalisée par l'intermédiaire d'une pile à combustible dans laquelle des réactions électrochimiques d'oxydoréduction du (di)hydrogène et du (di)oxygène (ou d'air) produisent électricité, vapeur d'eau et chaleur, et surtout aucune émission polluante (ou très peu selon la qualité de la source d'hydrogène). Par exemple, l'utilisation de piles à combustible à hydrogène dans les véhicules électriques pourrait simplement révolutionner l'industrie automobile et modifier la vision populaire négative du transport de particuliers.

Malheureusement, l'hydrogène n'est pas une source directe d'énergie ; il doit d'abord être produit et de nombreux laboratoires de recherche se penchent sur la question : comment produire de l'hydrogène dans le cadre d'une utilisation commerciale, c'est-à-dire à grande échelle, avec une forte productivité, un faible coût de revient et de manière durable ? Actuellement, les méthodes de production de l'hydrogène sont chères, peu efficaces et impactent négativement l'environnement. Ainsi, 95% de la production est réalisée à partir de combustibles fossiles, par reformage. Dans cette réaction chimique, l'hydrocarbure libère une partie de son hydrogène sous l'action de la chaleur, mais libère également du dioxyde de carbone, un gaz à effet de serre.

Parmi les méthodes alternatives, l'électrolyse de l'eau semble la solution la plus écologique. Cette méthode permet, grâce à l'utilisation d'un courant électrique, de décomposer l'eau (H2O) en ses constituants moléculaires de base, c'est à dire l'hydrogène (H2) et l'oxygène (O2). Cependant, cette réaction de dissociation requiert un apport d'énergie qui, si l'on veut préserver l'intérêt écologique de la pile à combustible à hydrogène, devrait provenir d'une source d'énergie propre.

Nous nous proposons ici de présenter plusieurs études récemment publiées sur la production "propre" d'hydrogène, réalisées sur le territoire américain.

1. Production d'hydrogène à partir de l'énergie solaire

La production d'hydrogène par l'électrolyse de l'eau via l'utilisation d'énergie solaire est une approche qui suscite beaucoup d'intérêt dans la communauté scientifique. En effet, la conception de cellules solaires productrices d'hydrogène permettrait de stocker l'énergie solaire et ainsi de palier le problème lié à l'intermittence de cette source d'énergie. Ce serait un moyen d'envisager un mode de production durable de l'hydrogène, dont la capacité à être stocké permettra une souplesse d'utilisation remarquable.

1.1. Photosynthèse artificielle

Le processus de photosynthèse est une voie de biosynthèse qui permet aux plantes vertes de créer des hydrates de carbone (glucose), molécules riches en énergie, dont elles se nourrissent par la suite. Au cours de la réaction de photosynthèse, les plantes utilisent l'énergie solaire afin de décomposer les molécules d'eau en oxygène moléculaire, protons et électrons libres. L'oxygène est alors relâché dans l'air tandis que les protons et électrons libres sont utilisés par la plante pour convertir le dioxyde de carbone de l'atmosphère en glucose, plus généralement appelé sucre par abus de langage.

Actuellement, les chercheurs s'inspirent de ce phénomène pour créer des systèmes de photosynthèse artificielle capables de synthétiser de l'hydrogène à partir de feuilles "bioniques" basées sur la technologie des cellules photoélectrochimiques. Ce mécanisme de synthèse ne nécessiterait alors rien d'autre que du soleil, de l'eau et le dioxyde de carbone de l'atmosphère, et générerait uniquement de l'hydrogène et de l'oxygène gazeux sans autres sous-produits nocifs pour l'environnement.

Ces cellules photoélectrochimiques sont composées principalement d'une photoélectrode semiconductrice qui absorbe les photons (la lumière) et les convertit en électrons énergétiques. Ces électrons sont alors utilisés pour catalyser les réactions chimiques par lesquelles l'eau est séparée en hydrogène et oxygène gazeux. La meilleure cellule réalisée à ce jour a une efficacité de 12,5%, mais son coût est très élevé, et elle présente par ailleurs des problèmes de stabilité. De plus, les études montrent que les semi-conducteurs qui fonctionnent le mieux pour ces cellules s'avèrent être aussi les plus susceptibles à la corrosion par les électrolytes de la cellule. De récents travaux proposent de nouveaux moyens pour améliorer les dispositifs de photosynthèse artificielle.

i. Des dispositifs modulaires qui cumulent les atouts d'efficacité et de stabilité

Des chercheurs du NIST ont utilisé des techniques d'observation permettant de suivre simultanément le courant photoélectrique et la vitesse des réactions chimiques au sein de leurs cellules, à l'échelle micrométrique. A partir de ces observations, ils ont ainsi pu concevoir une cellule photoélectrochimique à base de silicium, à la fois efficace et stable [1].

Cette cellule est constituée d'un semi-conducteur de silicium sur lequel est déposée une fine couche parfaitement uniforme d'un isolant : le dioxyde de silicium. Cette couche permet de protéger le semi-conducteur de l'électrolyte dans lequel il baigne, mais celle-ci demeure suffisamment fine pour permettre le passage des photons. Des rangées de fines électrodes conductrices sont alors disposées sur la couche isolante. Ces électrodes sont fabriquées à partir de titane, et sont couvertes d'une couche de platine. Ainsi, lorsque le soleil éclaire la cellule, des électrons sont photo-générés à l'intérieur du semi-conducteur. Ces électrons se déplacent dans le matériau jusqu'à rejoindre les électrodes au travers de la couche isolante. Au niveau des électrodes, le platine permet de catalyser la réaction de production d'hydrogène à partir de l'électrolyte riche en eau.

De façon assez similaire, des chercheurs du Laboratoire Berkeley, en Californie, ont récemment présenté une cellule, dans laquelle le semi-conducteur est stabilisé et protégé par une fine couche, cette fois de polymère "vinylpiridine" [2]. Le semi-conducteur utilisé est constitué de phosphure de gallium (GaP), et présente l'intérêt d'absorber les photons dans le domaine visible de la lumière, permettant ainsi de récolter un grand nombre de photons solaires et par conséquent d'améliorer le rendement de la cellule. En effet, contrairement aux cellules classiques semi-conductrices qui n'absorbent que dans l'ultra-violet, les cellules de phosphore de gallium permettent d'obtenir des courants bien plus importants et plus rapidement. Par ailleurs, la couche polymère est traitée chimiquement par un catalyseur à base de cobalt permettant de stimuler la réaction de production d'hydrogène.

Ainsi dans les deux études présentées ci-dessus, les deux étapes nécessaires à la production de l'hydrogène - absorption de l'énergie solaire et réaction de production d'hydrogène - sont réalisées au sein d'un même matériau, permettant ainsi de s'affranchir des problèmes de stabilité. De plus, l'aspect modulaire de ces méthodes permet de modifier indépendamment le semi-conducteur qui absorbe la lumière, le matériau de liaison qui protège et stabilise l'absorbeur, et le catalyseur. Le concept peut donc être utilisé avec de nouveaux catalyseurs et nouveaux matériaux semi-conducteurs, encore à l'étude.

ii. Vers des catalyseurs moins chers

Toutes les technologies de la production d'hydrogène à partir de la lumière reposent et dépendent fortement du catalyseur choisi pour stimuler les réactions de décomposition de l'eau. Ainsi un grand nombre d'études dans ce domaine consiste à trouver des catalyseurs toujours plus performants et les moins chers possibles. Ces études s'intéressent aux structures atomiques de divers composés, dans le but d'obtenir le meilleur compromis entre une bonne réactivité, une durabilité suffisante et une synthèse réalisable à l'échelle industrielle, le tout à un prix raisonnable. Jusqu'ici, le platine a démontré d'excellentes performances mais ce métal, rare et cher, n'autorise pas le développement de cette technologie à grande échelle.

Nouveau nano-catalyseur réalisé à l'Université de l'Etat de Pennsylvanie

Récemment, des chercheurs de l'Université de l'Etat de Pennsylvanie ont présenté un nouveau catalyseur qui pourrait être utilisé à grande échelle [3]. Celui-ci est nanostructuré, et composé de nickel et de phosphore, deux éléments présents abondamment sur la planète donc peu chers. Ces nanoparticules de phosphore de nickel (Ni2P) ont été élaborées à partir de sels métalliques disponibles sur le marché, dissous dans divers solvants et autres additifs. Les nanoparticules ainsi créées sont quasi-sphériques et présentent une configuration cristallographique avantageuse pour catalyser la réaction chimique de production d'hydrogène.

La stabilité et l'activité électrocatalytique des nanoparticules de Ni2P ont été étudiées par "Hydrogen Evolution Reaction (HER)" en milieu acide. Les résultats d'HER montrent une excellente activité électrocatalytique des nanoparticules, supérieure à la plupart des métaux ordinaires (non-nobles) connus. Leur découverte ouvre la voie à la recherche d'autres nano-catalyseurs, que l'on pourra utiliser à l'échelle industrielle.

iii. Un pas de plus vers une commercialisation

Le programme de recherche du Dr. Syed Mubeen Hussaini de l'Université de Californie Santa Barbara sur les cellules de photosynthèse artificielle a fait récemment des percées technologiques importantes. Ce programme est subventionné par l'entreprise HyperSolar Inc. L'entreprise désire à terme pouvoir produire des cellules capables de produire un voltage en circuit ouvert suffisant pour permettre l'électrolyse de l'eau [4].

Théoriquement, le voltage minimal nécessaire est de 1,23 volts mais en pratique il faut compter 1,5 volts. A titre de comparaison, les cellules solaires à base de silicium qui sont les plus abondamment utilisées mais chères, produisent un voltage de 0,7 volt. Au mois d'août 2013, l'entreprise et son partenaire universitaire ont annoncé avoir atteint 1,0 volt, un progrès remarquable par rapport aux voltages obtenus précédemment, qui étaient de 0,2 volt en janvier 2013 puis de 0,7 volt en mai 2013. Les scientifiques espèrent ainsi atteindre rapidement l'objectif de 1,5 volts.

Le développement de la technologie "HyperSolar" se distingue d'autres recherches du fait que seuls des matériaux semi-conducteurs peu chers et des procédés chimiques simples basés sur des réactions entre solutions sont utilisés. Il s'agit ainsi d'une approche réalisée dans une optique de commercialisation à grande échelle.

1.2. Production directe à partir de la biomasse

Certaines bactéries et micro-algues semblent avoir la capacité de produire de l'hydrogène sous l'action de la lumière. Ainsi, la biomasse - ensemble des matières organiques d'origine végétale, animale ou fongique - pourrait représenter une source importante pour la production d'hydrogène.

C'est le cas par exemple d'anciens micro-organismes qui vivent dans les déserts de sel tels que le "Devil's Golf Course" de la Vallée de la Mort à l'est de la Californie. Des chercheurs du Laboratoire National d'Argonne ont découvert que ces micro-organismes contenaient dans leur membrane une protéine, la bactériorhodopsine (bR) qui agit comme une "pompe à protons" sous l'action de la lumière du soleil [5]. Ces chercheurs ont ainsi réalisé un nano-catalyseur constitué d'une matrice de dioxyde de titane TiO2 sur laquelle sont déposées des protéines de bR et des nanoparticules de platine grâce à une méthode de photodéposition. Sous l'action de la lumière solaire, la protéine bR fournit des protons qui se combinent avec des électrons libres localisés sur des sites du platine répandus sur la matrice de TiO2. Cette photocatalyse hybride bio-assistée présente de meilleures performances que tout système similaire pour la production d'hydrogène. Ainsi, la technique serait idéale pour la production d'énergie "verte" à partir de sources quasi-inépuisables : l'eau et la lumière.

1.3. Un réacteur thermique solaire pour la production d'hydrogène

Une équipe de l'Université du Colorado à Boulder, a récemment développé une nouvelle technologie de production d'hydrogène [6]. Son principe consiste à concentrer la lumière du soleil - à la manière d'un four solaire - reçue par un large réseau de miroirs en un point localisé en haut d'une tour de plusieurs dizaines de mètres de hauteur. La tour accumule l'énergie calorique des rayons solaires, si bien que les températures au point de convergence peuvent monter jusqu'à 1350 °C.

La chaleur produite est alors acheminée à un réacteur à base d'oxydes métalliques (de formule MOx, où M représente le métal Fe, Co ou Al) qui, sous l'effet des hautes températures, perdent de leurs atomes d'oxygène. Les oxydes métalliques résultant ont ainsi une déficience en oxygène (MOx-) et naturellement ceux-ci vont vouloir capturer l'oxygène environnant afin de retrouver leur composition initiale. Les chercheurs de l'université du Colorado ont eu alors l'idée d'introduire dans le réacteur de la vapeur d'eau obtenue grâce à la chaleur emmagasinée par la tour : les molécules d'oxygène de la vapeur sont alors absorbées à la surface des oxydes métalliques, libérant des molécules d'hydrogène que l'on peut alors récupérer.

Le point fort de cette méthode tient à ce que toutes les réactions chimiques se passent à la même température, tout le processus étant contrôlé par la simple ouverture ou fermeture de la valve de vapeur. Ceci est en contraste avec la théorie conventionnelle qui pronostique un procédé en deux étapes, avec dans un premier temps le chauffage des oxydes métalliques afin de libérer l'oxygène, puis dans un deuxième temps le refroidissement du réacteur pour permettre l'injection de vapeur et la ré-oxydation des composés, laquelle permet la production de gaz hydrogène. Les approches les plus conventionnelles nécessitent ainsi la maitrise, à la fois de la transition de température du réacteur de l'état chaud à l'état froid, ainsi que la maitrise de l'injection de vapeur dans le système. L'avantage de cette nouvelle technologie réside également dans le fait que la quantité d'hydrogène produite dépend entièrement de la quantité d'oxyde métalliques et de la quantité de vapeur introduite dans le réacteur.

Cependant, pour que cette technologie permette une production de masse de gaz hydrogène, l'équipe de Boulder prévoit d'une part la nécessité de revoir le design de la tour pour permettre en particulier d'accroitre la quantité d'oxyde métalliques dans la tour mais également la nécessité d'avoir plusieurs tours afin de compenser le nombre limité d'heures d'utilisation (durant la journée). Ainsi, la commercialisation d'une telle installation prendra encore plusieurs années de développement. L'actuelle disponibilité de gaz naturel à bas prix n'encourage pas la mise en place de tels projets.

2. Production d'hydrogène sans lumière, chaleur, ni électricité !

La production d'hydrogène à partir de nanoparticules de métaux, tels que l'aluminium, est bien documentée dans la littérature et on peut même trouver un brevet déposé par l'Université de Dayton sur la "création de gaz d'hydrogène à partir de nanoparticules d'aluminium et eau à température ambiante." Or, des chercheurs de l'Université de Buffalo ont décrit des expériences très similaires de production d'hydrogène mais à partir de nanoparticules de silicium, un composé semi-conducteur, et de l'eau [7]. Leurs expériences montrent que les nanoparticules sphérique de silicium, d'une taille de l'ordre de 10 nm de diamètre, réagissent spontanément avec de l'eau pour produire de l'acide silicique, un sous-produit non toxique et de l'hydrogène gazeux. Ainsi, la réaction ne nécessite ni lumière, ni chaleur ou électricité.

Ils ont également pu constater que le rendement de la réaction augmente inversement avec la taille des particules : la production d'hydrogène est de l'ordre de 150 fois plus rapide dans le cas des nanoparticules de taille de 10 nm qu'avec des particules de silicium d'environ 100 nm de diamètre, et 1000 fois plus rapide que pour le silicium en volume. Ce phénomène est expliqué par les chercheurs en termes d'effets de surface : quand les particules larges réagissent, celles-ci forment des structures non sphériques dont les surfaces sont moins prompt à réagir avec l'eau, et de façon moins uniforme, que les surfaces des plus petites particules généralement sphériques. Les chercheurs ont également pu vérifier que l'hydrogène produit était relativement pur en le testant avec succès dans une petite pile à combustible alimentant un ventilateur.

En conclusion, le silicium serait plus efficace pour la séparation de l'eau que la plupart des matériaux habituellement choisis. La technologie, si elle venait à se développer, pourrait permettre de produire de l'hydrogène à la demande, simplement par ajout d'eau. Cependant, la production des nanoparticules de silicium est couteuse, car elle nécessite un important apport d'énergie et de ressources. Aussi, les applications envisagées sont pour l'instant limitées aux sources d'énergie portables, dans des situations où l'aspect portatif importe plus que l'aspect économique, dans le cadre d'opérations militaires par exemple.

3. Production d'hydrogène écologique à partir des gaz naturels

Dans sa quête pour concevoir des catalyseurs pour piles à combustible peu sensibles au monoxyde de carbone (CO) - une impureté communément trouvée dans l'hydrogène produit à partir des carburants fossiles - des chercheurs du Laboratoire National Brookhaven (LNB) au sein du Département de l'Energie américain ont mis au point une nanoparticule biphasée qui non seulement répond à leur problématique initiale mais également présente de bonnes performances pour la production d'hydrogène [8].

Au sein des piles à combustibles, le rôle du catalyseur est d'accélérer la réaction chimique par laquelle les molécules d'hydrogène se recombinent avec de l'oxygène pour former de l'eau tout en libérant de la chaleur et de l'électricité. Le platine est connu pour être un catalyseur très performant ; cependant, il est rare sur Terre et extrêmement cher (17.500 euros/kg) limitant son utilisation à grande échelle. De plus, le platine est sensible aux impuretés telles que le CO, ce qui détériore alors les performances de la pile. Le ruthénium, un métal peu cher et peu sensible au CO, pourrait également servir en tant que catalyseur, ses performances catalytiques étant tout à fait acceptables. Toutefois celui-ci a tendance à se dissoudre lors du démarrage et de l'arrêt de la pile entraînant une dégradation des performances de la pile avec le temps.

L'alternative proposée par les chercheurs du LNB aux catalyseurs de platine pur ou de ruthénium pur a été de combiner les avantages du platine avec ceux du ruthénium. Pour cela, ils ont enveloppé des nanoparticules de ruthénium d'une fine couche de platine d'un ou deux atomes d'épaisseur. Les nanoparticules biphasées ainsi obtenues sont alors tolérantes au monoxyde de carbone, résistantes à la dissolution, et relativement bon marché.

Cette alternative n'est pas nouvelle en soi : cependant les études des propriétés de surface de cette configuration "coeur/coquille", montraient jusqu'alors une variation importante des propriétés de la surface, due à une structure cristalline du ruthénium imparfaite. L'équipe de Brookhaven a pu montrer que les problèmes structuraux du ruthénium étaient dus à de la diffusion intercouche via des défauts cristallins, un problème que les chercheurs savent gérer. Ainsi, en éliminant l'ensemble des défauts de structure dans les nanoparticules de ruthénium avant d'ajouter la couche de platine, ils ont réussi à préserver la structure atomique discrète de chaque élément. L'étape de stabilisation du ruthénium est simple dans sa mise en oeuvre et bon marché, promettant une reproductibilité et une utilisation à grande échelle aisée.

Le LNB s'est rapproché d'une entreprise spécialisée dans la production d'hydrogène, Proton Onsite, afin de tester la faisabilité d'un déploiement de cette nouvelle technologie dans la production de systèmes d'électrolyse d'eau. Le catalyseur contenant 98% moins de de platine que les catalyseurs classiques, ce procédé pourrait bénéficier d'un avantage compétitif décisif.

 

 

Mentions légales: BE Etats-Unis numéro 346 (25/10/2013) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/74178.htm
 

 

 

 

  

  

  

  

  

  

  

  

archives d├ęcembre 2013



26 décembre 2013

 

Du stockage biologique de l'hydrogène

 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/74725.htm 

 

L'hydrogène est une solution écologique pour l'alimentation énergétique future. Un moyen sûr et efficace de le stocker a été découvert par les scientifiques Kai Schuchmann et Volker Müller, de l'Université Goethe de Francfort-sur-le-Main (Hesse) [1]. Ils ont trouvé à l'intérieur d'une bactérie, une enzyme convertissant l'hydrogène et le dioxyde de carbone en acide formique. A la différence de l'hydrogène gazeux, ce liquide peut être stocké et transporté comme des carburants classiques. L'avantage réside dans le fait que l'hydrogène ne serait reformé qu'au sein d'une pile à combustible sur le lieu même de la consommation. Aussi, l'acide formique peut être utilisé directement pour l'alimentation énergétique d'appareils électroniques tels que les téléphones mobiles.

"Une voiture équipée d'une pile à combustible a besoin d'environ 45.000 litres d'hydrogène gazeux (T° ambiante et pression atmosphérique) pour parcourir 400 km. Ce montant pourrait être stocké sous forme d'environ 75 litres d'acide formique liquide" calcule M. Schuchmann. Le chercheur a étudié le métabolisme de la bactérie Acetobacterium woodii. Cet organisme donne un aperçu de la vie des premiers organismes sur terre. "Il est maintenant démontré que cette bactérie est également un grand potentiel pour les technologies futures", a déclaré M. Schuchmann. Jusqu'à présent, les catalyseurs chimiques nécessitaient généralement des pressions ou des températures élevées pour la réaction rapide de l'hydrogène et du CO2. Grâce à cette variante biologique, la réaction est réalisable avec des paramètres moins contraignant.

"Cette enzyme n'est pas seulement intéressante parce qu'elle permet à la fois le stockage et la libération de l'hydrogène avec une grande efficacité, mais aussi parce qu'elle rend possible la valorisation de monoxyde de carbone, co-produit durant le procédé", a déclaré Volker Müller, directeur du département de microbiologie moléculaire et de bioénergie de l'Université Goethe. Ceci représente un avantage car la pile à combustible peut être endommagée par une contamination au monoxyde de carbone.

Les scientifiques ont déjà déposé un brevet pour leur système de stockage biologique de l'hydrogène, dans lequel ils peuvent également utiliser l'ensemble des bactéries. "On doit amener la bactérie Acetobacterium woodii à stopper son métabolisme après la production de l'acide formique, qui est seulement un produit intermédiaire", explique M. Müller. Les chercheurs y sont parvenus grâce à l'élimination d'ions sodium ; la bactérie a en effet besoin de sodium pour une étape décisive de la production d'énergie, tel que le scientifique l'a découvert en 2012.



Mentions légales: BE Allemagne numéro 640 (23/12/2013) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/74725.htm

 



21 décembre 2013

  

La première unité industrielle de biofioul par pyrolyse rapide au monde

 

  

http://www.enerzine.com/6/16716+la-premiere-unite-industrielle-de-biofioul-par-pyrolyse-rapide-au-monde+.html

 

La société Fortum a mis en service fin novembre la première unité de production industrielle de biofioul qui fonctionne grâce à la technologie de la pyrolyse rapide de biomasse.

 

Intégrée à la centrale de cogénération de Fortum à Joensuu (Finlande), elle produira environ 50.000 tonnes de biofioul par an, soit l'équivalent des besoins en chauffage de 10.000 ménages. La production de biofioul fera passer l'utilisation de bois par la centrale de Joensuu de 300.000 mètres cubes à 450.000 mètres cubes par an.

La mise en service de la nouvelle unité entraîne la création de 60 à 70 emplois, dans la collecte de matières premières, à l'usine et dans la chaîne logistique.

L'unité de Joensuu utilise la technologie appelée « pyrolyse rapide » qui permet de transformer de la biomasse solide en biofioul : "la biomasse, composée de sous-produits et résidus de l'exploitation forestière et de l'industrie de la transformation du bois collectés localement dans la région de Joensuu, est chauffée rapidement en l'absence d'oxygène ; sous l'effet de la chaleur, celle-ci se décompose et produit des gaz qui sont alors condensés en fin de processus en biofioul. L'unité de production de biofioul utilise la chaleur produite par la centrale de cogénération à laquelle elle est intégrée."

 

La conception et le développement de la technologie de pyrolyse rapide, ainsi que la modification de la centrale de Joensuu, ont donné lieu à un investissement d'environ 30 millions d'euros par Fortum et à un soutien à l'investissement de 8 millions par l'Etat finlandais. La nouvelle technologie est le produit d'une coopération entre Fortum, Metso, UPM et le centre de recherche technique finlandais VTT. Ces recherches s'inscrivent dans le cadre du programme Biorefine de l'Agence finlandaise de financement pour la technologie et l'innovation (TEKES).

Commercialisé sous la marque Otso®, le biofioul de Fortum peut être utilisé dans les centrales de production de chaleur ou de vapeur. Fortum a signé un premier contrat de fourniture avec la société de chauffage urbain Savon Voima qui l'utilisera dans ses installations de production thermique en remplacement de combustibles fossiles. Fortum utilisera également ce biofioul dans ses propres centrales de chaleur à Joensuu et Espoo, ce qui permettra de réduire sensiblement les émissions de dioxyde de carbone et de dioxyde de soufre dans la région.

A l'avenir, le biofioul pourra également être utilisé comme matière première pour les industries de transformation ou comme carburant pour le transport.

 

 

 

 


 

10 décembre 2013

 

Les 2 premiers véhicules électriques à hydrogène immatriculés en France

 

http://www.enerzine.com/1036/16666+les-2-premiers-vehicules-electriques-a-hydrogene-immatricules-en-france+.html 

 

Air Liquide a annoncé la semaine dernière avoir réceptionné les 2 premières voitures électriques à hydrogène immatriculées en France ; fonctionnant à l'hydrogène ces véhicules de marque Hyundai Motor possèdent une autonomie de près de 600 kilomètres et ne rejettent que de l'eau !

 

L'hydrogène compte en effet parmi les solutions innovantes qui contribuent à la préservation de l'environnement.

C'est sur son site situé à Sassenage, près de Grenoble, qu'Air Liquide a reçu ces premiers véhicules électriques à hydrogène immatriculés en France. Ce site, dédié à l'exploration de nouveaux marchés par la technologie et l'innovation, conçoit et développe l'ensemble des technologies nécessaires au déploiement de cette nouvelle filière de l’hydrogène énergie.

Cette livraison de deux des premiers véhicules électriques à hydrogène produits en série constitue un jalon important dans le développement de la filière hydrogène énergie. Air Liquide a souhaité être le premier à utiliser ces véhicules en France. Les stations de distribution d'hydrogène d'Air Liquide permettent de remplir le réservoir des véhicules en moins de cinq minutes. Cette technologie est déjà disponible, sûre et performante.

 

Les deux voitures du modèle Hyundai ix35 font partie de la série de 1.000 exemplaires que le constructeur produira d'ici à 2015 dans son usine d'Ulsan, en Corée du sud. Hyundai Motor est le premier constructeur automobile à produire en série des véhicules électriques à hydrogène.

La création d’une infrastructure de distribution d’hydrogène constitue également l'un des enjeux majeurs pour le déploiement commercial des véhicules électriques à hydrogène.

L'industriel français spécialiste du gaz entend ainsi participer à l'émergence de cette filière dans le secteur des transports en accompagnant le déploiement des infrastructures de distribution nécessaires à l’échelle mondiale : "le Groupe a déjà conçu et fourni plus de 60 stations d’hydrogène dans le monde."

Hyundai ix35 Fuel Cell

Ce véhicule constitue la troisième génération de véhicule électrique à pile à combustible (FCEV) conçu par Hyundai. C’est en 1998 qu'ont débuté ses recherches dans ce domaine ouvrant la voie à la production en série de l'ix35 Fuel Cell. L'ix35 Fuel Cell affiche des performances équivalentes à sa version à moteur thermique : "une vitesse de pointe de 160 km/h environ, le 0 à 100 km en 12,5 secondes et une autonomie de 594 kilomètres."